Année politique en 2025 : Entre dialogue et réforme
Bien que l’année 2025 qui s’achève n’ait aucun agenda électoral susceptible de créer une intense ambiance partisane et médiatique, la vie politique nationale a toutefois été marquée par des événements de grande importance, dont les plus signifiants auront été l’amorce du dialogue national et l’impératif de constituer un front interne solide face aux nombreuses menaces extérieures.
Dans le sillage de ses engagements pris au début de son premier mandat, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a rencontré, à plusieurs reprises, les chefs des formations politiques. Ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique politique nouvelle, avec l’instauration d’un dialogue franc et positif. Ces rencontres viennent couronner l’initiative de mai 2024, quand le chef de l’Etat a invité les dirigeants de 27 partis politiques, siégeant dans les assemblées élues (Sénat, APN, APW et APC). Cette initiative a été l’occasion de débattre plusieurs questions nationales, régionales et internationales.
L’impératif de cette rencontre élargie avec des partis, toutes obédiences confondues, était, avant tout, une forme de mobilisation et de sensibilisation des forces politiques nationales face aux défis géopolitiques régionaux et mondiaux, mais aussi aux dangers de certaines puissances étrangères qui menacent la paix et la stabilité du pays.
Ces cycles de dialogue national ont été constructifs, selon les différentes opinions des partis politiques, d’autant que ces derniers ont remis au président de la République des rapports détaillés sur la situation interne du pays. A ce propos, il convient de souligner que certains de ces chefs de parti ont déjà été reçus, à leur demande, par le président de la République dans le cadre du dialogue continu avec la classe politique.
Pourquoi cette démarche présidentielle envers les partis politiques ? Pour les observateurs de la scène nationale, l’initiative émane de cette profonde conviction et ce profond attachement du président de la République aux vertus du dialogue et de la concertation comme éléments constitutifs de la démocratie participative.
L’autre événement majeur de cette année sur le plan politique aura été l’adoption par le Conseil des ministres du projet de loi organique relatif aux partis politiques. Ce texte, enrichi par des amendements importants proposés par les partis eux-mêmes, a été accueilli favorablement. Il est considéré comme une avancée majeure pour restructurer le paysage politique algérien, selon des normes de transparence et les valeurs de la démocratie.
D’ailleurs, l’année 2026 est d’une importance vitale pour les partis politiques, qui ont tous annoncé leur participation aux futures élections communales, de wilaya et législatives.
Champ politique restructuré
D’ailleurs, sur le chapitre des réactions, on notera que la majorité des partis ont réaffirmé leur soutien total aux réformes menées par le président Tebboune et son engagement pour une action politique disciplinée. Selon les partis, ces réformes reflètent la vision de l’Etat algérien pour un Etat fort, juste et souverain. L’adoption de la loi sur les partis politiques est considérée comme une pierre angulaire de la restructuration du champ politique.
Pour les observateurs, ce texte devrait instaurer une pratique politique intègre, transparente et responsable, fondée sur une concurrence loyale. Il devrait garantir un pluralisme authentique, tout en protégeant l’activité partisane des comportements négatifs et des déviations notamment le nomadisme.
Les partis politiques aspirent, à travers ce texte, à valoriser la pratique politique, à responsabiliser la jeunesse à l’action partisane mais surtout à restaurer la confiance des citoyens envers la chose politique. Mieux, les partis espèrent convaincre l’électorat de se défaire de la marginalisation et d’éviter toutes les formes d’absentéisme dans les joutes électorales. Autrement dit, ce texte vise à mettre en place une nouvelle crédibilité de la praxis politique grâce à la modernisation du cadre juridique et législatif des partis.
Pour les formations, l’adoption de ce projet de loi est une consécration de la volonté politique de bâtir un Etat fort de ses institutions, au service de la patrie et du citoyen. Ils considèrent que cette adoption « est une étape charnière et qualitative dans le processus de relance du paysage politique national, sur des fondements d’intégrité, de transparence, de rigueur et de responsabilité, ce qui permettra de mettre définitivement un terme à toutes les pratiques intrusives et d’instaurer une concurrence politique loyale à même de rétablir la confiance en l’action partisane et de renforcer le front interne ».
Sur un autre registre, il est également attendu d’autres réformes sur la loi électorale. Ce dispositif est déterminant dans la restauration de la crédibilité des scrutins, l’équité mais surtout le respect total et juste des urnes et des voix des citoyens. Ces réformes devront jeter les bases d’une nouvelle ère politique nationale, qui ouvrira des perspectives de participation des compétences jeunes à la pratique politique et à la gestion au sein des collectivités locales et des Assemblées populaires.
Pour beaucoup, ces réformes constituent une étape décisive susceptible de renforcer le front interne, de préserver la stabilité du pays et de protéger ses intérêts vitaux.