Annaba : L’informel prend le dessus sur le commerce légal – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Annaba : L’informel prend le dessus sur le commerce légal

Annaba : L’informel prend le dessus sur le commerce légal

Cette fois-ci, le retour de l’informel est largement toléré, voire accepté, par les autorités locales. Les agents de police laissent faire et n’inquiètent plus personne. Autrement dit, les marchands de l’informel et les vendeurs à la sauvette sont plus que jamais présents à travers tous les points de vente qu’ils ont improvisés pour écouler leurs marchandises.

Les rues et ruelles de la ville demeurent occupées, du matin jusqu’à la tombée de la nuit, par ces nombreux vendeurs qui proposent un tas de produits. Même les médicaments introuvables en pharmacie sont ici étalés sur les trottoirs, sans aucun contrôle.

Une situation dure à voir mais largement acceptée par le contribuable. «L’essentiel est qu’on trouve ce qu’on cherche. En pharmacie, je ne trouve pas tel ou tel médicament nécessaire pour ma santé alors qu’ici, je trouve tout. Je suis diabétique», confie un sexagénaire.

Chaque matin, dès les premières lueurs matinales, les rues de la Coquette sont occupées par une armada de vendeurs en tous genres de produits très demandés par la population. Et si un produit manque sur les étals, il suffit de le commander.

Le lendemain, ils reviennent avec le produit commandé ou proposent d’autres gammes de produits variés à des prix défiant toute concurrence. Ces marchands de l’informel, indésirables par les uns et très sollicités par d’autres, réinvestissent à chaque fois leurs points habituels, créant un véritable désordre et une anarchie immense dans les rues, empêchant ainsi automobilistes et piétons de circuler librement.

Tout un chacun ici, à la Coquette, aura constaté leur retour en force au niveau des mêmes lieux et rues commerçantes, tels ceux d’El-Hattab ou bien de la rue Gambetta ou encore tout le long du marché couvert. Ils sont nombreux à installer leurs marchandises à même le sol, se souciant peu des désagréments qu’ils causent aux uns et aux autres.

Ces squatteurs des rues étalent à même le sol leurs diverses marchandises, tous articles confondus (parapluies, jouets, manteaux, vestes, ustensiles de cuisine, serviettes de bain, verres, nappes, chaussettes, puces de téléphone mobile), et ce en se servant de larges cartons, empêchant ainsi le déplacement des citoyens qui se voient contraints d’avancer dans l’espace réservé aux automobilistes.

Certains passants pensent qu’en raison de l’inexistence d’opportunités d’embauche, la situation du marché informel perdurera. Ainsi, le lourd travail des policiers, effectué depuis des années pour chasser ces marchands de l’informel qui exercent au détriment d’une économie juste et loyale, semble tomber à l’eau.

Ce que peut constater aujourd’hui le commun des mortels, c’est qu’Annaba semble s’habituer au phénomène de l’informel et des protestations sociales qui touchent pourtant directement son cadre de vie. De plus, ces squatteurs de trottoirs, particulièrement au niveau de certaines cités urbaines où sont implantées des commerces de tous genres, sont à l’origine de l’insalubrité des lieux, résultant de l’entassement d’ordures et détritus le long des ruelles, et ce au grand dam des passants et plus particulièrement des habitants de ces cités qui ne savent plus quoi faire pour atténuer, un tant soit peu, cette situation.

Les décharges anarchiques et incontrôlables qui ont fait leur apparition un peu partout dans cette ville ne semblent déranger personne. Devant cette situation déplorable, plusieurs commerces légaux, après le dépôt de plaintes sans suite auprès des autorités publiques, n’ont pas eu d’autres choix que de fermer leurs magasins. A quand la fin de ce calvaire ? Telle est la question qui revient pour rappeler l’urgence de la prise en charge de ce problème.

Selon des sources sécuritaires qui ont requis l’anonymat, concernant ce retour brusque de l’informel, «il y a eu des instructions venant d’en haut de laisser faire tant que la situation socioprofessionnelle du citoyen n’est pas reluisante». Sinon, pourquoi tolérer ce phénomène ?

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