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Nationale

Annaba libérée des marchands informels

Annaba libérée des marchands informels

Enfin, Annaba respire. En moins de 72 heures, les services de police, agissant sur instruction du wali d’Annaba,  ont libéré les espaces publics squattés par des centaines de marchands informels. Tout est propre maintenant, les espaces piétonniers sont devenus plus spacieux et  la Coquette  respire enfin.

Il faut noter que cette opération d’assainissement des lieux, qui n’est pas une première,  a permis de chasser les vendeurs illicites de marchandise, tant par la force que par la persuasion .Et dans chaque lieu vidé, les renforts des services de sécurité sont en stationnement, évitant ainsi tout retour des vendeurs clandestins.

Il faut signaler que les affrontements entre vendeurs à la sauvette et les éléments de sûreté nationale se sont même soldés par huit blessés, dont l’état est sans gravité. Trois policiers ont été agressés à l’aide de jets de pierre par des vendeurs qui refusaient de libérer les lieux squattés. Mais sans gravité.

L’opération musclée des services de police a concerné les quartiers populeux de Jabet Lihoud,  le marché d’El-Hattab, les quartiers du champ de Mars, et plusieurs grandes ruelles du centre ville d’Annaba, telles que la rue Ibn Khaldoun, appelé Rue Gambetta ou la rue Mohamed Khemisti.  Ces marchands clandestins, faut-il le rappeler, n’ont cessé de porter atteinte au cadre de vie et à des pratiques frauduleuses du commerce. Hier, ces lieux respiraient mieux et l’encombrement causé par la prolifération de ces vendeurs n’avait plus droit de cité. « Mais pourvu que ça dure », ont lancé des citoyens aux policiers, et en ajoutant  que «  là où ils passent, ces vendeurs sèment la pagaille ».

S’installant généralement à même le sol, ces vendeurs clandestins proposent une gamme variée de produits à des prix  défiant toute concurrence. Ces clandestins de la vente illicite dérangent et concurrencent d’une manière déloyale les commerçants légaux, qui possèdent un registre de commerce, payent des impôts et des taxes, voire même des loyers.

Indésirables aux yeux des uns et très  sollicités par d’autres, ils n’hésitent pas à réinvestir à chaque fois leurs points habituels, créant un véritable désordre et une anarchie immense dans les rues, empêchant automobilistes et piétons de circuler librement. Tout un chacun ici à Annaba assistait jusque là impuissant à leur ”jeu” gênant la circulation piétonne et routière. Ils choisissent toujours les mêmes lieux populeux et rues commerçantes,  tels ceux d’El-Hattab ou bien alors celui de la rue  Gambetta   ou le long  du marché couvert qui sont à chaque fois squattés. Ils sont des centaines, qui viennent installer leurs marchandises à même le  sol, se souciant peu des désagréments qu’ils causent aux uns et aux autres. Ces squatteurs des rues vendent à  même le sol leurs diverses  marchandises, tous articles confondus : parapluies, jouets, manteaux, vestes, ustensiles de cuisines, serviettes de bain, verres, nappes, chaussettes, puces de téléphone mobile, masques et produit hydro alcoolique et ce, en se servant de larges  cartons, empêchant ainsi le déplacement  des citoyens, qui se voient contraints d’avancer difficilement dans l’espace réservé aux automobilistes.

Un  véritable jeu du chat et de la souris est, de temps à autre, observé  entre ces jeunes vendeurs à la sauvette, qui semblent déterminer à tenir  tête aux quelques policiers pointés ça et là, sans pour autant les  dissuader à laisser tomber ce commerce… leur gagne pain. Cette nouvelle action de nettoyage des lieux de l’informel qui a gagné pratiquement l’ensemble des espaces et trottoirs des quartiers et du centre ville a été accueillie avec soulagement par tout un chacun.

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