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Nationale

Annaba : Les manifestants menacent de camper sur le cours de la Révolution

Annaba : Les manifestants menacent de camper sur le cours de la Révolution

Le mouvement populaire contre le système n’a pas attendu la prière du vendredi. Bien que le cinquième mandat ne soit plus d’actualité, la manifestation de ce vendredi, grandiose et imposante, des citoyens annabis a commencé dès 10h du matin avec un seul mot d’ordre : changement du système actuel totalement et application immédiate de l’article 7 de la Constitution stipulant la souveraineté du peuple.

Pour les contestataires, toujours en colère en ce 6e vendredi, l’application de l’article 102 concernant l’incapacité pour raison de santé du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, d’exercer ses fonctions présidentielles est dépassé. Ce que veulent maintenant les manifestants, c’est le départ de toutes les personnes qui avaient géré de près ou de loin l’appareil de l’Etat. En plus de la disparation des deux partis politiques, le FLN et le RND, qualifiés de « frères jumeaux encourageant les vols et tuant la résistance populaire ». Et c’est à juste titre que la population annabie, en colère, a crié hier : « Non au FLN », « Non au RND » et « Barakat ! ». Après la prière du vendredi, la contestation populaire avait décuplé et les manifestants ont menacé de rester en permanence sur le Cours de la Révolution pour exiger un changement rapide de la politique actuelle, entre autres, la disparition du système en place et l’instauration d’une deuxième République.

Concernant la proposition du chef d’état-major d’invalider, pour raison de santé, la fonction présidentielle d’Abdelaziz Bouteflika à travers l’application de l’article 102 de la Constitution, une petite frange de la société que nous avons interrogée en marge de la manifestation pense que « c’est déjà un début de règlement de la crise (…) laissons l’armée agir car elle est au service du peuple ». Hier, des noms ont circulé sur la place publique pour assurer la transition démocratique avant l’organisation d’élections présidentielles qui ouvriront, selon les citoyens d’Annaba, la voie à une nouvelle République. Trois noms circulent pour le moment : Liamine Zeroual, Abdelmadjid Tebboune et l’avocat Mustapha Bouchachi.

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