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Nationale

Annaba: le réseaux d’assainissement et le vieux bâti, un casse-tête

Annaba: le réseaux d’assainissement et le vieux bâti, un casse-tête

Les dernières intempéries qui ont secoué la wilaya d’Annaba ont démontré les insuffisances tant dans les réseaux d’assainissement que celui du vieux bâti.
Et pourtant depuis de nombreuses années, rien n’a été fait pour parer aux aléas de dame nature. Il a suffi d’une pluviométrie moyenne pour que des quartiers des plus huppés de la Coquette soient inondés et pourtant tous les réseaux d’assainissement ont été rénovés à coup de centaines de milliards sous l’avènement de l’ex-wali d’Annaba, Mohamed El Ghazi.
Et le plus regrettable selon un constat largement partagé par les annabis, est que les deux seules cités les plus inondées depuis belle lurette ont connu le sec avec aucune mare visible, à savoir la cité d’Oued Eddeheb et la cité Auzas.
Ces deux dernières ont été aussi rénovées durant la même période de l’ex-wali par des entreprises chinoises, alors que le restant de tous les quartiers, les travaux ont été réalisés par des entreprises nationales domiciliées à Annaba.
Coté immeubles anciens datant de la période coloniale, il faut signaler que l’histoire du vieux bâti dans la ville des jujubes ressemble pratiquement à celle des châteaux de cartes menacés à tout moment par l’effondrement à la moindre secousse et inondables à la moindre chute de pluie. En effet, quelque 3 000 bâtisses ont été recensées dernièrement par les services concernés. Elles sont toutes vieilles. Certaines d’entre elles datant même de l’époque ottomane.
Pourtant, l’argent ne manque pour les démolir et reconstruire aux lieux et places d’autres logements afin de reloger des centaines, voire des milliers de personnes vivant depuis longtemps le calvaire aussi bien en été qu’en hiver.
Dans le quartier la Colonne, 200 bâtisses datant de l’époque coloniale sont déclarées « menaçant ruine » par lesdits services. « Outre la détérioration de la toiture et l’humidité, l’infiltration des eaux pluviales ainsi que l’écroulement de certaines parties du plafond de quelques chambres sont la preuve de la vétusté du logement que nous occupons. J’ai peur pour mes enfants, notamment ceux qui sont en bas âge », nous a dit un locataire habitant dans ce quartier et souhaitant être relogé aussi tôt que possible pour pouvoir éviter un éventuel drame et en finir une fois pour toutes avec la précarité qui y prévaut.
Nombre de ces bâtisses sont, soit à restaurer, soit à démolir. Donc pour celles qui sont déclarées « A restaurer », les responsables locaux pourraient remédier à la situation en puisant dans le fonds réservé pour la circonstance et alimenté directement par l’argent de la taxe d’habitation prélevée sur la facture des consommations électriques et gazières que règle trimestriellement l’abonné qu’il soit locataire ou propriétaire de logement ou bien commerçant. En somme, pour prévenir le danger de l’écroulement imminent de ces vieilles bâtisses, il est temps de les réhabiliter avant qu’il ne soit trop tard. Enfin, il faut signaler que durant les dernières intempéries, les services de la Protection civile sont intervenus plus de 500 fois durant quatre jours. 

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