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Nationale

Annaba : Le cri d’alarme des habitants de Sidi Amar

Annaba : Le cri d’alarme des habitants de Sidi Amar

Sidi Amar, qui fait partie du Grand Annaba avec El-Bouni et El-Hadjar, enregistre depuis quelques mois une dégradation de son cadre de vie.

Une telle situation n’a pas laissé indifférents ses habitants qui ont décidé d’interpeller par écrit le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nourredine Bedoui, à travers une longue lettre, dans laquelle ils dénoncent vigoureusement l’immobilisme, la négligence et le laisser-faire de l’Assemblée populaire communale (APC), de la daïra et de la wilaya.

« L’administration censée lutter contre le désordre ambiant adopte malheureusement une politique qui plonge gravement la commune dans l’irréparable et l’anarchie totale », mentionnent d’emblée les signataires de la lettre, évoquant à ce propos le rôle défaillant des autorités en charge de la gestion de cette cité, qui compte parmi les plus importantes du pays.

Selon eux, les élus de l’APC n’ont aucune autorité ; ils semblent plutôt préoccupés par leurs affaires personnelles et se complaisent dans cette situation. Située à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya et abritant d’importantes infrastructures économiques et universitaires, Sidi Amar semble échapper à tout contrôle de l’administration et de l’Etat, écrivent-ils.

Ils décrivent le chef-lieu de commune comme « un immense dépotoir » avec des cités plongées, pour la plupart, dans une obscurité effrayante la nuit venue, des animaux errants à longueur de journées, une multiplication de prédateurs, etc.

Face à la grande mosquée Iman au centre du chef-lieu de commune, à environ une centaine de mètres de la porte de l’université, des eaux douteuses coulent sur la chaussée sans que personne ne s’en émeuve ! Des baraques métalliques et des kiosques en parpaing hideux sont installés de part et d’autre du boulevard principal, et ce au vu et au su de tous.

Les rares interventions musclées qui ont été menées dans le cadre de l’assainissement de l’environnement sont considérées comme des opérations menées sans réelle volonté de corriger durablement les choses.

N’a-t-on pas vu des baraques en dur avec des toits en tôle reconstruites quelques mois après avoir été détruites, soulignent ces habitants qui indiquent que « les constructions illicites poussent comme des champignons avec la complicité des services de l’APC ».

Le marché des fruits et légumes construit au niveau de la cité UV 2, réceptionné en 2008, est toujours sans locataires alors que les vendeurs sans autorisation continuent de squatter les voies publiques, offrant un spectacle désagréable avec des ordures jetées çà et là qui attirent les animaux errants, est-il noté.

La ville de Sidi Amar est devenu un lieu de transit pour les opportunistes qui érigent des constructions illicites afin de pouvoir bénéficier le plus tôt possible de logements sociaux parmi les postulants prioritaires, tiennent à dénoncer les habitants, avant d’évoquer la politique de deux poids deux mesures concernant la prise en charge du problème de l’étanchéité du parc immobilier de l’OPGI.

Pourquoi certains bâtiments bénéficient-ils de revêtement d’étanchéité et d’autres pas, alors qu’ils ont été réalisés à la même période ? Faut-il laisser les cités qui datent de quarante ans se dégrader pour allonger la liste des demandeurs ? Ce sont là autant de questions qui ont été formulées par les signataires de la lettre adressée au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. 

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