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Nationale

Annaba : La mobilisation reste intacte

Annaba : La mobilisation reste intacte

La protestation populaire contre le système politique toujours en place reste intacte. Le peuple qui est sorti ce vendredi, encore une fois, ne lâche pas prise et les revendications populaires demeurent toujours les mêmes.

Départ des 2 B restants, période de transition pour un changement radical dans la gestion du pays, instauration d’une deuxième République sans les personnes politiques ayant appartenu au système. Ainsi, ni les arrestations et l’emprisonnement ayant visé les anciens dignitaires corrompus du régime Bouteflika ne semblent arrêter le citoyen lambda. « Partez gaa ! » (Partez tous ! », semble être le dernier mot du hirak populaire qui entre dans son septième mois de rejet de ce « système politique qui avait ruiné et mené le pays à l’impasse politique et constitutionnelle », comme nous le dira cet avocat bien connu sur la place annabie. Hier vendredi, la même densité de personnes, semblable aux semaines précédentes, a déferlé tant sur le Cours de la Révolution qu’à ses environs. Les slogans sont identiques à ceux que lors des précédentes marches de protestation. « Pas de dialogue avec el Issabat ! », Daolla madania machi aaskaria (Un Etat civil, pas un Etat Militaire ! », « Chaab, Djeich bla el Gaid Salah !) (Peuple et son armée sans El-Gaid Salah, « Libérez Samir Benlarbi et Tahar Bouregaa ! », « El chaab la yourid intikhabat hata yerohou el sarakin ! (le peuple ne veut pas d’élection avant le départ des bandes de voleurs ! », et surtout « Pas de dialogue avec le pouvoir en place ».

Le nom du martyr Ali La Pointe, symbole de la résistance contre le colonialisme français, a été longuement scandé par les manifestants « Ali La Pointe, l’Algérie Gadem ! » (Ali La Ponte, l’Algérie avance ! ». Il faut noter que des petits groupes installés en hauteur sur l’esplanade du Cours de la Révolution ont proféré des insultes à l’encontre des manifestants, tout en louant le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah. Un incident qui a failli dégénérer en confrontation, mais le temps que les manifestants arrivent sur l’esplanade, les provocateurs avaient disparu. C’est ce qui fera dire à un ancien moudjahid qui n’a jamais raté un vendredi de hirak : « Voilà, ça commence ! C’est un mauvais signe ! Ces gens veulent nous dire « ça passe ou ça casse ! ».

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