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Nationale

Annaba et El-Tarf : Les barrages ont remplis à plus de 65 %

Annaba et El-Tarf : Les barrages ont remplis à plus de 65 %

Les barrages dont dispose la ville des Jujubes sont remplis à plus de 65 %, apprend-on auprès d’un cadre supérieur de l’ONA (Office national de l’assainissement).

Cette région connue pour ses vastes plaines et ses importantes ressources hydriques, et malgré la prière d’El Istisqa, a vécu ces derniers mois une situation presque catastrophique en raison de la baisse du volume d’eau dans les barrages qui l’alimentent et du faible taux de pluviométrie qu’elle a enregistré durant la saison hivernale.

De mémoire de Bônois, elle n’a jamais vécu une telle situation à tel point que le Premier ministre Abdelmalek Sellal a, lors de sa dernière visite d’inspection et de travail dans la cité de Saint Augustin, suggéré aux autorités locales d’utiliser les eaux de l’oued Seybouse pour l’irrigation des terres devenues presque arides par la force de la nature.

Cela dit, l’embellie qui aura duré de longues semaines et suscité des inquiétudes aussi bien chez la population qu’au sein des agriculteurs qui ont commencé à perdre tout espoir et considéré cette période de grandes pluies comme étant une année blanche, a fini par céder aux aléas de la nature.

C’est un grand ouf de soulagement. Car les dernières fortes précipitations qui se sont abattues sur la région et qui ont eu raison de la sécheresse ont été d’un grand apport pour les ressources hydriques de la quatrième ville du pays.

Ces pluies qui se sont abattues d’affilée sur la région ont grandement contribué au remplissage de ses barrages et à l’irrigation de ses terres agricoles. Et c’est grâce à une pluviométrie très généreuse de ces derniers temps que le barrage d’El Cheffia (Bounamoussa), d’une capacité de 95 millions de m3 et d’estiné à alimenter les wilayas d’Annaba et d’El Tarf, a connu ces jours-ci une hausse considérable du volume d’eau emmagasiné.

Il a donc vu sa capacité de stockage augmentée, réalisant un taux de remplissage qui passe ainsi de 40 % à 65 %, ce qui permettra sans doute de venir à bout du problème d’eau potable auquel sont confrontés la population de ces deux wilayas et le secteur agricole.

Même cas pour le barrage de Mexa d’une capacité de 42 millions de m3 qui, lui aussi, a fait le plein et pourra ainsi contribuer à l’approvisionnement en eau des secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’industrie et de l’AEP.

Pour ce qui est de la distribution, c’est-à-dire l’adduction d’eau potable vers la ville, elle se fait par le biais de dizaines de kilomètres de canalisations réalisés à coup de millions de dinars avec la mise en place d’équipements nécessaires pour que les quartiers et les communes soient régulièrement alimentés.

« Grâce aux installations très sophistiquées, la potabilisation se fait avant que l’eau soit transférée vers des réservoirs pour être stockée et distribuée par le réseau de conduites long de plus de 1 500 km.

Par exemple, la station procède au traitement de 1 000 litres/seconde en vue d’approvisionner la population en eau potable, dont la demande demeure toujours sans cesse croissante « , nous dira encore ce gestionnaire de l’ONA.

Un autre responsable de l’ADE, ex-SEATA, qui fut gérée il y a quelques années par une compagnie allemande « GelssenWasser « spécialisée dans la gestion et la distribution de l’eau, nous fera savoir que les pouvoirs publics n’ont pas lésiné sur les moyens pour moderniser les réseaux de distribution, réaliser des barrages, des stations d’épuration, des laboratoires, etc., pour fournir non seulement une eau de bonne qualité à la population, mais aussi satisfaire sa demande en ce liquide précieux.

A titre d’information, en dehors de ces deux grands ouvrages d’art qui ont été réalisés par le Trésor public pour faire face aux besoins en eau potable de la population, s’ajoutent quelque 170 forages et 90 retenues collinaires permettant aussi d’irriguer les 1 900 hectares de terres arables.

« Contrairement aux années précédentes, la distribution en eau potable par l’ADE est plus au moins satisfaisante. L’eau coule presque tous les jours dans les robinets mais beaucoup reste à faire.

Les fuites, la vétusté de certaines conduites, les branchements illicites et l’existence de compteurs collectifs, entre autres, sont à l’origine du problème d’eau auquel sont confrontés les habitants de certains quartiers et autres cités », nous a confié un citoyen habitant dans un immeuble situé au cœur de la ville et très au fait de la situation.

Lui emboîtant le pas, son voisin de palier souhaite que les eaux usées soient traitées pour les utiliser dans l’irrigation des terres agricoles et trouve aussi que la réalisation d’usines de dessalement contribuera à la baisse de la demande croissante en eau potable.

En revanche, les dernières fortes précipitations, coïncidant avec la célébration de la Journée mondiale de l’eau, ont augmenté nos ressources hydriques, ce qui a permis de sauver la région d’une sécheresse certaine grâce au remplissage de ses barrages à plus de 65 % et permettra aux citoyens et aux touristes de passer une belle saison estivale, durant laquelle l’eau coulera à flots.

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