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Nationale

Annaba demande la libération de Bouregâa et rejette le dialogue

Annaba demande la libération de Bouregâa et rejette le dialogue

Comment a été ce 5 juillet 2019 en plein hirak, un vingtième vendredi de protestation populaire générale ? La réponse populaire est cinglante : il faut que le système politique actuel disparaisse à tout jamais. Des milliers de citoyens de la wilaya d’Annaba, et des estivants des autres wilayas se sont rassemblés sur le Cours de la Révolution et ses environs pour scander d’une même voix « Système, dégage ! », « Gaid Salah, dégage ! », « Doula madania, mach aaskaria ! » (Etat civil, non militaire ! »), « Doula thania, Doula thania » (Oui, pour une deuxième République ! », « Dégage Bensalah, makanch hiwar ! » (Dégage Bensalah, pas de dialogue ! ».
Ainsi l’appel au dialogue dans le dernier discours du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a été rejeté catégoriquement par les manifestants. Sous un soleil de plomb (43 C°), les protestataires contre le système, dont certains accompagnés de leurs enfants et de membres handicapés de leurs familles, ont fait le tour plusieurs fois du Cours de la Révolution, brandissant le drapeau national, l’emblème amazigh ou des pancartes où on pouvait lire : « Le peuple n’a plus confiance en vous, dégagez ! », « Dégagez et après on organisera les élections ! », « Pouvoir assassin ! », « Libérez Lakhdar Bouregaâ ! », « Disparaissez, disparaissez ! la honte est sur vous ! » A signaler une particularité dans ce mouvement de contestation populaire concernant la présence massive de plusieurs centaines de nationaux venant de différentes régions du pays, venus passer leurs vacances à Annaba, particularité qui, il faut le dire, a montré que le peuple est réellement bien soudé dans les mêmes revendications, avec les mêmes mots d’ordre et slogans. Une famille de Mascara, rencontrée sur le Cours de la Révolution, nous a déclaré ! « A Mascara, on est sorti chaque vendredi pour manifester, et comme nous ne voulions pas rater nos vacances à Annaba programmées depuis longtemps, nous continuerons de manifester ici, dans celle ville qu’est Annaba, pour dire notre ras-le-bol du système ! ». Même constat pour des familles d’émigrés venant d’Europe qui n’ont pas caché pas leur joie de se retrouver à Annaba en plein hirak. « Tahya El Djazair ! », n’ont-ils cessé de scander. 
D’Annaba, Nabil Chaoui

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