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Nationale

Annaba Commerce illicite de la viande ovine sur la voie publique

Annaba  Commerce illicite de la viande ovine sur la voie publique

Profitant de la conjoncture nombre de pseudo-bouchers, voulant échapper au fisc, n’hésitent pas à procéder à abattage clandestin des ovins et d’autres volailles sur la place publique pour les écouler ensuite à des prix défiant toute concurrence.

Devant le laxisme des autorités locales, cette activité illicite est devenue monnaie courante. En effet, plusieurs vendeurs ambulants versés dans l’informel égorgent chaque jour, au su au vu de tout le monde et en l’absence des mesures d’hygiène et de contrôle vétérinaire, tantôt des brebis tantôt des boucs à Souk El Lil, au quartier « Mercis » et autres places publiques de la Coquette.

Ces ovins sont vite désossés devant des badauds puis des morceaux, voire des quartiers de viande, les abats ainsi que les pattes de ces animaux sont étalés sur une table où l’hygiène fait défaut. Appâtés par les prix chocs pratiqués par ces vendeurs indélicats, beaucoup de citoyens dont le salaire est dérisoire fréquentent souvent ces lieux pour se procurer, selon leur bourse, une livre de viande ovine pour préparer le plat du jour.

Ne mesurant pas la dangerosité de cet aliment de bêtes à cornes –ou de volailles- facilement périssable (absence du système de réfrigération, de contrôle sanitaire et d’hygiène), ces consommateurs jouent avec le feu, c’est-à-dire mettant non seulement en danger leur santé mais aussi celle de leurs enfants en s’approvisionnant en de telle denrée douteuse à cause de son bas prix.

Nombre d’articles de journaux ainsi que l’association nationale pour la protection du consommateur ont, par le passé, tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention des autorités afin qu’elles éradiquent ces pratiques moyenâgeuses et sévissent sévèrement contre ces vendeurs ambulants qui sont à l’origine d’intoxications alimentaires.

Mais les responsables locaux ne semblent pas entendre leurs plaintes en faisant la sourde oreille au détriment de ces citoyens démunis qui n’arrivent pas à se payer un kilo de viande ovine ou bovine, dont le prix oscille entre 900 et 1 500 DA. Faut-il qu’il y ait mort d’homme pour qu’ils agissent et mettent fin à cette pratique ?

Enfin, la réapparition de l’abattage clandestin sur la voie publique a fait réagir nombre de bouchers connus sur la place, lesquels ont alerté les autorités par le biais d’une pétition. Il faut signaler qu’Annaba s’apprête à préparer sa saison estivale, et chaque jour des températures de chaleurs à la hausse sont enregistrées et par-devant ces faits constatés, il y a danger en la demeure.

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