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Nationale

ANDI : Le nombre d’investissements a régressé 

ANDI : Le nombre d’investissements a régressé 

Le nombre d’investissements inscrits auprès de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) en 2021 a connu une régression en comparaison avec  l’année précédente. Deux facteurs seraient à l’origine de ce recul, selon directeur général de l’agence, Mustapha Zikara, qui a, dans la foulée, fait savoir que 75 dossiers d’investissement sont toujours bloqués. 

S’exprimant ce dimanche sur les ondes de la radio Chaîne 3, le directeur général de l’ANDI a affirmé que les chiffres d’investissement sont en régression, laquelle est due, a-t-il expliqué, à l’attente de la promulgation de la nouvelle loi sur l’investissement mais aussi à des dispositions de la loi de finances 2020. Cette dernière a «pratiquement gelé l’attribution du foncier industriel», selon les précisions de M. Zikara, qui a affirmé que ceux qui se sont lancés ont soit acheté leur foncier, soit avaient leur propre assiette. En 2020, 2 200 projets d’investissement ont été inscrits mais en 2021, le nombre d’investissements a régressé, avec 1 877 projets inscrits dont un investissement direct étranger (IDE).

Le montant de ces investissements dépasserait les 526 milliards de dinars, avec 46 711 postes d’emploi proposés par les promoteurs. Plus de la moitié de ces projets sont des projets industriels (980) regroupant plusieurs domaines d’activités, avec un montant de plus de 275 milliards de dinars et plus de 28 000 postes d’emploi proposés. Ce responsable a affirmé que tous ces projets ont obtenu des certificats d’inscription auprès de l’agence et ont entamé la phase de réalisation. De même qu’ils ont bénéficié d’autorisations nécessaires auprès des administrations compétentes ainsi que de crédits bancaires.

L’invité de la rédaction de la Chaîne 3 est, par ailleurs, revenu sur le dossier du blocage des dossiers d’investissement. «Il y a beaucoup d’actions sur le terrain qui visent à dégeler les investissements gelés jusqu’à maintenant pour diverses raisons», a-t-il indiqué, notant le recensement de plusieurs types de blocage. Sur les quelque 900 dossiers d’investissement jusque-là bloqués pour divers motifs, 890 ont connu un dégel depuis décembre 2021 et sont en train d’entrer en activité, selon les précisions du DG de l’ANDI, lequel a cependant fait savoir que 75 dossiers d’investissement sont toujours bloqués au niveau de l’agence, et ce pour des raisons judiciaires puisque les enquêtes sont toujours en cours.

Outre l’absence de mécanismes de suivi des dossiers sous enquêtes judiciaires, une raison de blocage qui est désormais dépassé d’autant que les procédures de gestion de ce genre de dossier ont été définies, l’intervenant a évoqué d’autres raisons de blocage. Il s’agit de lourdeurs bureaucratiques nées parfois du chevauchement dans les missions des différents organismes intervenant dans le processus de l’investissement. 

«Nous ne savons pas travailler ensemble. Cela a créé un climat bureaucratique terrible», a indiqué M. Zikara, qui a affirmé qu’il est question de limiter le champ d’intervention du Conseil national d’investissement, dont les missions devraient désormais être limitées dans la nouvelle politique d’investissement. Il aura à définir la stratégie et les priorités sans aller vers la gestion des dossiers. 

Concernant les chevauchements d’attribution qui peuvent surgir, il a affirmé que c’est «aux autorités de déterminer la part d’intervention de chaque administration», préconisant l’adoption d’un dispositif global régissant l’investissement.  

 



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