Analyse de la Guerre Asymétrique : Toute la vérité sur « les pertes » navales iraniennes
Patricia Marins, une analyste géopolitique et stratégique brésilienne de renom, particulièrement scrutée actuellement pour son expertise sur les capacités militaires de l’Iran et de la Russie.
Connue pour son approche basée sur l’OSINT (renseignement de sources ouvertes) et l’imagerie satellite, elle se distingue par sa capacité à décrypter les doctrines de guerre hybride et asymétrique. Ses travaux offrent souvent une perspective à contre-courant des récits médiatiques occidentaux conventionnels, en mettant l’accent sur la résilience technique et la décentralisation des forces armées non-OTAN. Elle est particulièrement réputée pour ses analyses détaillées sur les systèmes de défense aérienne et les capacités de déni d’accès (A2/AD) dans le golfe Persique.
The ghost of defeat begins to haunt
Anyone who has been following me for several days will have seen that I’ve been tracking and repeating this same perception, which has now been published today by several major American newspapers.
And I’ll go even further: The US-Israel… pic.twitter.com/pFHnaeWm0S
— Patricia Marins (@pati_marins64) March 11, 2026
Le mensonge propagé par certains médias occidentaux et par le président Donald Trump, affirmant que l’Iran « n’a plus de marine », ne résiste pas à la réalité. Cette analyse militaire documentée sur les pertes navales iraniennes dans « une guerre asymétrique » où la marine conventionnelle n’occupe qu’une importance secondaire, et où les pertes réelles de l’Iran sont en réalité dérisoires.
La guerre asymétrique suit son cours naturel. Il en va de même pour la marine iranienne : la plupart des navires coulés ou endommagés étaient à quai après le déclenchement des hostilités, ce qui prouve leur inaptitude à prendre la mer. Aucun navire de combat restant au port n’est considéré comme opérationnel en temps de guerre. Dans le cas du porte-drones et du porte-hélicoptères, tous deux manquaient d’aéronefs ou de toute signature thermique indiquant une activité. Il est clair que l’Iran les a abandonnés, jugeant qu’il ne pourrait pas exploiter de tels navires en toute sécurité face à l’US Navy, les grandes unités étant des cibles faciles dans les conflits asymétriques.
Tous les grands navires iraniens risqueront d’être détruits progressivement et Téhéran le sait en ces temps de guerre. Cela prendra du temps, et l’Iran tentera de retarder l’échéance autant que possible.
Ce qu’il restera : les sous-marins, les vedettes rapides équipées de missiles et de torpilles, soutenues par des drones de surface (USV) et sous-marins (UUV), ainsi que les missiles antinavires. C’est là que réside la véritable guerre asymétrique de l’Iran, et elle suivra son propre rythme.
État des navires perdus (Confirmation visuelle) :
IRIS Jamaran (Frégate classe Moudge) : Coulée à quai.
IRIS Dena (Frégate classe Moudge) : Coulée par une torpille de sous-marin dans l’océan Indien.
IRIS Bayandor (Corvette classe Bayandor) : Coulée au port / Probablement abandonnée.
IRIS Naghdi (Corvette classe Bayandor) : Coulée au port / Probablement abandonnée.
IRIS Alborz (Frégate classe Alvand) : En feu / Dommages majeurs.
IRIS Sahand (Frégate classe Moudge) : Gravement endommagée ou coulée à Bandar Abbas / Probablement abandonnée.
IRIS Makran (Navire-base / Soutien hélicoptères) : En feu à quai à Bandar Abbas / Abandonné.
IRIS Shahid Bagheri (Porte-drones et hélicoptères) : Impact direct et incendie / Coulé / Abandonné.
IRIS Shahid Sayyad Shiraz (Corvette catamaran classe Soleimani) : En feu et endommagée.
Total des navires de combat confirmés perdus : 9 unités.
Forces navales restantes (Opérationnelles) :
Marine Régulière (IRIN) :
Frégates classe Alvand : 2
Frégate classe Moudge : 1
Corvette classe Hamzeh : 1
Sous-marins classe Kilo : 3
Sous-marins classe Fateh : 1–2
Mini-sous-marins classe Ghadir : 18–20
Navires patrouilleurs lance-missiles classe Kaman : 13
Navires patrouilleurs lance-missiles classe Sina : 6
Navires amphibies : 24–30
Marine des Gardiens de la Révolution (IRGCN) :
Navires patrouilleurs lance-missiles classe Tondar : 10
Corvettes catamarans (Classe Soleimani / Abu Mahdi al-Muhandis) : 4–5
Vedettes d’attaque rapides / Canots lance-missiles (Peykaap, Zolfaghar, etc.) : 250–350
Il reste encore plus de 30 navires majeurs, 23 à 25 sous-marins, et environ 300 vedettes rapides armées, sans compter des milliers de drones marins.
Conclusion :
Les forces navales iraniennes sont toujours bien vivantes et puissantes, malgré les mensonges de leur anéantissement. Nous pouvons nous attendre à ce que de nombreuses semaines, voire des mois, s’écoulent avant que les États-Unis et Israël ne puissent opérer librement dans le détroit d’Ormuz — si tant est que cela arrive un jour.
Note : La structure militaire iranienne est hautement décentralisée, composée de deux branches distinctes : la Marine régulière (IRIN) et la Marine du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGCN).