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Nationale

Amnesty International s’intéresse aux associations algériennes

Amnesty International s’intéresse aux associations algériennes

L’Organisation non gouvernementale internationale (ONG), Amnesty International (AI), spécialisée dans les droits de l’homme, s’intéresse au mouvement associatif algérien.

Après s’être consacrée à la société algérienne en général et passé au peigne fin la situation de ses droits, AI a lancé une étude qui a duré plusieurs mois sur le mouvement associatif en Algérie. Il en ressort qu’ »une nouvelle génération d’associations se met en place avec des compétences, de l’expertise, et un savoir-faire au service de l’action publique.

Statistiquement, l’étude d’AI rappelle qu’en 1988, près de 12 000 associations étaient officiellement enregistrées auprès du ministère de l’Intérieur (CENEAP 2003) ; ce chiffre est passé à 57 400 en l’espace de dix ans (1998) et à 75 000 en 2007 pour atteindre les 93 654 associations officiellement enregistrées en décembre 2011. (92 627 associations locales et 1 027 associations nationales, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.)

Selon le compte rendu de cette étude qui a fait l’objet d’une conférence de presse animée à Alger par deux journalistes qui y ont participé, à savoir Ghania Mouffok et Djamel Benramdane, malgré les blocages de l’administration, les associations en Algérie s’intéressent à la création d’emplois, à l’insertion sociale, au développement local et rural, à la structuration de relations sociales, à l’amélioration du niveau de vie des populations vulnérables dans le pays.

L’étude souligne aussi la plus-value de ces associations à travers les services apportés au citoyen, et ce, dans un contexte marqué par une demande sociale qui s’amplifie et un fort désengagement de l’État depuis les années 1990 dans des pans entiers du service public et des programmes sociaux, selon les enquêteurs.

AI s’est mise en conformité avec les dispositions de la nouvelle loi sur les associations, adoptée en 2012, dans la foulée des bouleversements qu’a connus le monde arabe appelés communément ‘les révolutions arabes « ou « le printemps arabe « .

L’ONG internationale a évité de s’attaquer frontalement au gouvernement algérien sur ce que d’autres associations et ONG internationales ont appelé une régression dans les droits du mouvement associatif en raison des la révision qu’a connu la loi le régissant.

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