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Nationale

«Amir DZ » et « Reda City 16 » condamnés à la prison ferme

«Amir DZ » et « Reda City 16 » condamnés à la prison ferme

Après plus de 12 heures de débats entre auditions des mis en cause, intervention de la partie plaignante, l’unique témoin, les plaidoiries de la partie civile, le réquisitoire du procureur de la République et les plaidoiries des avocats de la défense, le président du tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed a rendu, tard dans la soirée de Dimanche , son verdict dans l’affaire de l’artiste Hmimid Réda connu sous le nom de « Réda City 16 », du journaliste Hadibi Lyès, directeur du site électronique Algérie 24, de Bilal Tahkout, fils de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, de Boukhors Amir, connu sous le sobriquet d’« Amir DZ », et de trois autres accusés.

Le président en charge du dossier pénal a condamné Boukhors Amir, toujours en fuite, à trois ans de prison ferme assortis d’un mandat d’arrêt international. L’accusé Hmimid Réda, connu artistiquement comme « Réda City 16 », a été condamné à une année de prison dont six mois sursis, assortis de 100 000 dinars d’amende. La même peine a été infligée à son beau-frère, B. Cherif, et à son ami Djallel Eddine Z. Les deux mis en cause se sont vu infliger la même amende retenue contre le principal inculpé.
Le même verdict a été prononcé par le juge contre Madani R., qui gérait le compte Facebook de l’artiste « Réda City 16 » et qui a acheté le PC saisi par le parquet de la République du tribunal de Sidi M’Hamed. 
Le président, qui a statué dans cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre à travers la presse écrite au lendemain de son déclenchement le 18 octobre dernier, a prononcé la relaxe du journaliste Hadibi Lyès et du fils de l’homme d’affaires Tahkout, car il a jugé que les accusations portées contre eux au cours de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire ne tenaient pas debout.
Le principal accusé, Hmimid Réda dit « Réda City 16 », qui n’a cessé tout au long de débats de pleurer la mort de sa mère, a affirmé au juge qu’il « fait l’objet d’un coup monté de toutes pièces par des personnes qu’il ne connaît pas ». Il a tout d’abord déclaré au président : « Je ne connaissais pas Amir DZ. La première fois, je l’ai rencontré dans un restaurant en France. Il m’a abordé en me disant qu’il était un fan, tout simplement. » Il a tenu à indiquer au président dans ce contexte : « Ils ont piraté ma page Facebook et m’ont exigé une rançon de 10 000 dollars. J’ai déposé plainte le 5 mai 2018 à la Gendarmerie nationale de Chéraga. »
Interrogé à propos des photos publiées et des menaces proférées contre les victimes, dont celle contre le wali de Djelfa, il a répondu par la négative : « Je n’ai rien à voir dans cette affaire ». Il a clamé haut et fort en direction du juge : « J’aime mon pays et je ne peux pas me passer de lui ! » 
A la question de savoir s’il avait menacé Ahmed Mazouz, l’homme d’affaires de Sétif, il a rétorqué : « Comment voulez-vous que je porte atteinte à une personne qui a fait le déplacement depuis sa ville pour me présenter ses condoléances suite au décès de ma mère en août dernier ! »
Les autres accusés ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés, affirmant « qu’ils ont fait l’objet de poursuites judiciaires maquillées par les enquêteurs de la Gendarmerie nationale ». Naim Mazouz, fils du concessionnaire automobile, a déclaré au président en pleine audience : « C’est les gendarmes qui m’ont poussé à déposer plainte contre Réda City 16. »
Le procureur de la République a requis cinq ans de prison par contumace contre Boukhors Amir, dit « Amir DZ », assortis d’un mandat d’arrêt international et deux ans de prison ferme contre Hmimid Réda, dit « Réda City 16 », son beau-frère, B. Cherif, et R. Madani. Il a, par ailleurs, requis un an de prison ferme contre le journaliste Adibi Lyès et Tahkout Billal.
Les avocats de la défense ont insisté sur la relaxe au profit de tous les accusés, affirmant que ces derniers ont payé les frais d’un coup monté de toutes pièces par un cercle qui ne dit pas son nom.
A signaler que Réda City 16 a été arrêté le 18 octobre de l’année écoulée à quelques encablures de sa maison.
 

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