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Nationale

Amine, l’heureux dénouement

Amine, l’heureux dénouement

Dix jours après son enlèvement à Dely Ibrahim, Amine Yarichane est retrouvé sain et sauf. Un dénouement heureux d’une tragédie qui a jeté l’effroi chez la population, traumatisée déjà par la récente perte cruelle d’Anes, l’enfant enlevé puis tué à Mila.

Ainsi, la gendarmerie marque un grand coup dans cette affaire et coupe l’herbe sous les pieds des commentateurs sceptiques qui n’hésitaient pas à accuser les forces de sécurité de manquer de compétence dans les affaires de rapts. 

Le dénouement heureux de l’histoire du petit Amine de Dely Brahim, retrouvé hier à El Mohammadia après près de deux semaines passées loin de ses parents, relance le débat sur ces cas d’innocents ciblés par des kidnappeurs mus pour certains du seul besoin sadique de nuire ou d’assouvir de bas instincts et pour d’autres la quête d’argent qui leur fait perdre la tête.

Selon les informations diffusées hier, l’un des auteurs du rapt d’Amine serait lié d’amitié avec le père de l’enfant et aurait même été vu, selon ce qui a été diffusé, prendre part à la marche de solidarité organisée par les habitants de la localité et les amis de la famille. 

Si pour ce cas l’ami du père se trouve l’instigateur, dans d’autres ce sont le voisin, le cousin ou encore un proche parent si ce n’est l’un des parents.

Tant de raisons et de mobiles qui désormais font que le phénomène d’enlèvement d’enfants cacherait un mal social. Ces quatre dernières années plusieurs cas d’enfants kidnappés font les unes des médias.

D’autres cas d’innocentes victimes, issues pour nombre d’entre elles de couches sociales peu favorisées, ont malheureusement connu des issues tragiques et même horribles pour certaines.

L’histoire récente du corps du petit garçon découvert, à la fin du mois de septembre dernier, déchiqueté dans une forêt près d’El-Eulma dans la wilaya de Sétif a laissé perplexe.

Certes peu vulgarisé, le cas du petit Abderrahim reste pour nombre de citoyens inconcevable. L’enfant âgé de trois ans avait été égorgé par son propre géniteur pour, avait-on commenté, se venger de son ex-épouse, mère de l’enfant.

Cette dernière avait quelques semaines plus tôt obtenu gain de cause et se serait séparée, judiciairement, de l’époux contre son gré. Arrêté, le père aurait reconnu les faits ; il est actuellement derrière les barreaux dans l’attente de son procès.

Non loin de la ville d’El Eulma, à une cinquantaine de kilomètres, la localité de Chelghoum Laid connut quelques jours plus tôt la disparition du petit Anès du domicile de ses grands-parents à Mila, chef-lieu de la wilaya où il était en vacances.

L’enfant fut retrouvé un mois plus tard gisant dans un conduit d’eaux usées à quelques encablures du foyer des ses grands-parents. Hormis les explications du procureur de la République fournies après la découverte du corps du petit garçon âgé à peine de cinq ans, rien n’a à ce jour filtré sur les circonstances réelles du drame.

D’autres cas mettant en cause des sadiques et des malfrats ont ébranlé ces cinq dernières années d’autres villes. Mahelma, Tébessa, Constantine, Ghardaïa, Tlemcen… les cas d’enfants kidnappés se comptent désormais par dizaines.

Certaines histoires ont connu des fins pénibles, d’autres restent à ce jour non élucidées. C’est le cas de la petite fille de Tébessa. Elle est portée disparue depuis le jour où elle est allée faire des achats à la librairie de son quartier.

A Mahelma, en décembre 2012, la découverte dans le cimetière de Sidi Abdellah de la dépouille de la petite fille âgée alors à peine de huit ans avait jeté l’émoi au sein de toute la population de la région. Le corps frêle de la petite Chaïma avait été vidé de ses organes.

Une nouvelle qui avait alors semé la panique quant à la présence d’un réseau de trafic d’organe, ce qui fut aussitôt infirmé par les autorités judiciaires.

A Constantine, deux cas sont resté gravés dans la mémoire collective Ceux de Yasser et de Brahim et Haroun . Brahim, 10 ans, et Haroun, 9 ans, deux garçons enlevés devant leur immeuble à la ville nouvelle Ali-Mendjli, ont connu une fin dramatique.

Leurs corps furent retrouvés trois jours après leur disparition, en mars 2013, l’un dans une valise et l’autre enveloppé dans un sac en plastique, à quelques dizaines de mètres de leurs domiciles. Les auteurs du crime, identifiés en moins de 24 heures, croupissent actuellement en prison.

Un mois plus tôt, en février 2013 à Ghardaïa, le petit Mehdi fut retrouvé égorgé. L’auteure, âgée d’une trentaine d’année était une proche parente.

Orpheline de père, le cas de Sana reste le seul ayant touché un enfant à la sortie de l’école. Sana avait été enlevée en mars 2013 à sa sortie de classe avant d’être retrouvée au fond d’un puits. L’autopsie avait alors conclu que la petite innocente avait été étranglée. 

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