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Nationale

Amara Benyounès : «L’argent sale n’est pas chez le patronat»

Amara Benyounès : «L’argent sale n’est pas chez le patronat»

Le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a dénoncé jeudi ceux qui accusent le patronat de détenir l’argent sale, affirmant que c’est le privé qui construit le pays et non pas le public.

Le secrétaire général du MPA jouera impeccablement du verbe en innocentant le patronat en référence au Forum des chefs d’entreprise (FCE).

« Oui, il faut faire la guerre à l’argent sale, assure l’orateur, mais contrairement à ceux qui accusent le patronat d’en être responsable, moi, je dis que l’argent sale est à rechercher dans les créneaux de la drogue, du commerce informel et chez certains partis politiques. »

Benyounès soulignera que « c’est le privé qui construit et développe le pays et non le public ». Il a parlé des ventes de places par certains politiques lors des rendez-vous électoraux.

Cependant, Benyounès n’a révélé aucun nom de parti en corrélation avec « l’argent sale « . Il fustigera aussi ceux qui jouent la carte de la légitimité historique pour accéder au pouvoir. « Aujourd’hui, il faut parler de légitimité démocratique « , dira-t-il avant de préciser que « le parti unique a été une véritable catastrophe nationale ». Ciblant toujours le FLN sans le nommer, Benyounès a affirmé que certains parlent de l’élection de 2019. 

« Nous sommes toujours en 2017 et le rendez-vous que nous avons cette année porte sur les élections locales et non sur la présidentielle », a-t-il fait remarquer pour ajouter aussitôt que « celles et ceux qui sont intéressés par le fauteuil présidentiel n’ont qu’à se porter candidats le moment venu ».

L’intervention du secrétaire général du MPA sera encore longue et ses attaques ne cibleront pas seulement le FLN, mais aussi l’opposition et une certaine presse.

Concernant justement l’opposition, Amara Benyounès lui reproche de prendre la mouche pour n’avoir pas été associée à certaines décisions prise par le gouvernement.

« Pourquoi, s’insurge-t-il, cette même opposition n’invite personne à ses réunions, une vingtaine à peu près depuis 2011, année où elle s’est formée comme un bloc ? « Sur ce même chapitre, le SG du MPA a accusé une certaine presse de faire dans la partialité.

« A chaque fois, a-t-il dit, que je riposte à cette opposition qui m’attaque, cette presse m’accuse d’avoir attaqué l’opposition. « « Moi, poursuit-il, c’est ma nature de riposter aux attaques dirigées contre ma personne. »

Abordant ensuite les élections locales, l’orateur défendra bec et ongles le principe de large décentralisation des APC. « Il n’est pas normal qu’un président d’APC soit sous les ordres d’un chef de daïra et un président d’APW sous les ordres d’un wali », a déclaré Amara Benyounès avant d’énumérer d’autres points positifs d’une large décentralisation et du renforcement des pouvoirs du président d’APC.

Le pouvoir de gestion du foncier, atout non des moindres pour attirer les investisseurs, le plan d’urbanisme, les besoins spécifiques à chaque commune sont, entre autres, des points plaidant pour le renforcement du pouvoir et des prérogatives des APC, selon l’orateur.

Quant au cas de la wilaya de Tizi-Ouzou, dont le retard dans le développement est flagrant, Amara Benyounès a estimé que le correctif dépend fondamentalement de la paix.

« Les investisseurs ne peuvent pas investir dans une région trop agitée « , a-t-il affirmé avant d’accuser, sans les nommer, le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) d’avoir échoué dans leur gestion des affaires publiques qu’ils assurent depuis une vingtaine d’années. L’orateur a considéré que son parti peut constituer l’alternative et réellement rattraper le retard de la wilaya en matière de développement.

La situation difficile que connaît le pays a été également expliquée à la nombreuse assistance par Amara Benyounès. En même temps, il a prôné des solutions au problème.

Il a commencé par souligner que le socialisme est loin d’être la solution idoine, car il n’a réussi dans aucun pays au monde. Il ira jusqu’à citer l’exemple de la Chine qui, après avoir abandonné le communisme pour emprunter la voie de l’économie de marché, s’est retrouvée deuxième puissance économique mondiale.

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