-- -- -- / -- -- --
Nationale

Covid-19: la hantise de la troisième vague

Covid-19: la hantise de la troisième vague
(200320) -- ALGIERS, March 20, 2020 (Xinhua) -- A worker disinfects a street in central Algiers, Algeria, on March 20, 2020. Algeria reported a new death from COVID-19 on Friday, bringing the death toll in the country to 12, the health department in eastern Algeria's Khenchela province said in a statement. Algerian health authorities specified that out of the 90 confirmed cases, 42 patients were healed and discharged from hospital, temporarily. (Xinhua) (MaxPPP TagID: xnaphotostwo200321.jpg) [Photo via MaxPPP]

La baisse du nombre des personnes contaminées à la Covid-19 enregistrée ces derniers jours, conjuguée avec l’espoir d’un vaccin, peuvent donner lieu à un relâchement dans le respect des gestes barrière. C’est la raison pour laquelle les spécialistes prônent toujours la vigilance et la prévention pour éviter l’émergence d’une nouvelle vague de contamination.

Après le pic enregistré le mois dernier, une légère baisse des contaminations à la Covid-19 est constatée, comme le démontrent les bilans quotidiens du comité scientifique. Cette tendance baissière est ressentie au niveau des structures hospitalières, lesquelles ne sont plus saturées.

Le taux d’occupation de lits au niveau de ces établissements de santé avoisine les 30%. C’est ce qu’a indiqué l’immunologue Kamal Djanouhat, lequel n’écarte pas la survenue d’une troisième vague de contamination.

«Le nombre de lits occupés au niveau des structures hospitalières avoisine les 30% mais il faut toujours rester vigilants car on n’est pas à l’abri d’une troisième vague», a-t-il affirmé ce lundi, lors de son passage sur les ondes de la Chaîne 3. Selon lui, une troisième vague de contaminations pourrait se manifester à «n’importe quel moment», d’où la nécessité, a-t-il indiqué, de toujours respecter les mesures préventives.

Aussi, il a appelé les autorités à «rester fermes». Ainsi, tout relâchement dans le respect des gestes barrière peut porter préjudice, surtout que les pics de contamination dans le pays, comme partout ailleurs dans le monde, sont survenus après un relâchement de la population et après l’assouplissement du confinement.

Concernant la vaccination contre le coronavirus, qui alimente le débat depuis quelque temps, l’immunologue estime que la vaccination est incontournable. «La vaccination est le seul chemin pour atteindre l’immunité collective», a-t-il précisé. Cependant, des appréhensions et des craintes ont été exprimées ici et là sur ce vaccin, élaboré «très rapidement».

C’est la raison pour laquelle certains ont déjà fait le choix de ne pas se faire vacciner, surtout que la vaccination n’est pas obligatoire. Cependant, ces derniers seront contraints de se faire vacciner d’autant plus qu’un passeport vaccinal sera institué pour certains espaces publics et que la vaccination sera une condition sine qua non pour prendre l’avion. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé M. Djanouhat afin d’inciter les Algériens à aller se faire vacciner.

Pour ce qui est du choix du vaccin, qui n’est pas encore fait en Algérie alors que la campagne de vaccination devrait commencer le mois prochain, soit dans quelques jours, l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 a souligné que ce choix dépend de plusieurs critères énoncés par l’OMS, parmi lesquels il met en avant leur efficacité maximum et leur faculté à ne pas provoquer d’effets secondaires sévères.

Pour le président de la Société algérienne d’immunologie, d’autres critères sont aussi à prendre en considération, à l’instar des moyens de conservation, de la disponibilité du vaccin mais aussi de son prix.

Interrogé, sur les mutations observées récemment sur le coronavirus et leur capacité à remettre en cause la fiabilité des vaccins déjà mis au point, il a affirmé que les experts travaillant sur cette question devraient fournir une réponse «d’ici à quelques jours».l

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email