Alors que les prix des moutons de l’Aïd s’envolent: Alviar dément le recours à l’importation – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Alors que les prix des moutons de l’Aïd s’envolent: Alviar dément le recours à l’importation

Alors que les prix des moutons de l’Aïd s’envolent: Alviar dément le recours à l’importation

L’Algérienne des viandes rouges (ALVIAR) a démenti les informations faisant état de l’importation, de la Roumanie, des moutons en prévision de l’Aïd El Adha, au moment où les prix de ces derniers s’annoncent très élevés. Alvaiar a précisé que les bêtes importées sont destinées à l’abatage et non pas à la vente directe.

L’Algérienne des viandes rouges mets ainsi fin aux rumeurs relatées, notamment sur les réseaux sociaux où sont diffusées des vidéos faisant états de l’importation de plusieurs ovins.

Dans un communiqué, Alvaiar a confirmé que ces informations sont erronées et n’ont pas été émises par les autorités compétentes, notant que les lots de moutons importés seront directement abattus sous la supervision des autorités vétérinaires. Aucun programme d’importation de moutons destinés à la vente directe aux citoyens à l’occasion de l’Aïd al-Adha n’a été défini à ce jour, a-t-on précisé.

Cette polémique intervient au moment où les prix des moutons, nécessaires pour le rituel de sacrifice de l’Aid El-Adha, s’annoncent très élevés. Un mouton devrait coûté au moins de « 80.000 DA pour la tête », selon le membre du Bureau national de la Fédération nationale des éleveurs de bétail, Mohamed Boukarabila. Contacté par Le Jeune Indépendant, il justifie cette hausse des prix par plusieurs facteurs. Il s’agit principalement de l’augmentation des prix des aliments de bétail tels que l’orge, le son de blé. Il a également mis en avant l’impératif de l’accompagnement des autorités nationales, appelant le ministère de l’Agriculture à l’action « pour faire face aux opportunistes qui empêchent la régularisation du marché de bétail ».

Concernant le recours à l’importation pour casser les prix, Boukarabila a estimé que cette opération « ne constitue pas une solution efficace, et que ça ne changera pas l’état du marché », ajoutant que la demande des algériens sur les moutons de l’Aïd augmente d’ année en année et sus du grand intérêt pour les bétails locaux.

Selon lui, il faut « opter pour une véritable réforme du marché national », pour, à la fois, aider les éleveurs dans leur profession et rendre les prix plus raisonnables pour arranger le citoyen.
En outre, il a mis l’accent sur les abattoirs de grande capacité qui ne sont pas exploités pour le moment, situés à la wilaya d’Oum-El-Bouaghi, à Djelfa et à El Bayadh, qui pourront booster la production nationale en matière de viandes.

Il convient de noter que l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), avait déjà appelé le ministère de l’Agriculture à prendre des mesures préventives pour faire face à la flambée des prix des moutons de l’Aïd. L’organisation a révélé avoir soumis une proposition au ministre de l’Agriculture pour l’importation des moutons de l’Aïd pour l’année 2024 afin de casser les prix.

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