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Nationale

Alliance entre Ennahda et Adala : Vers la fusion organique en un seul parti

Alliance entre Ennahda et Adala : Vers la fusion organique en un seul parti

On se dirige vers la fusion organique entre le mouvement Ennahda et le Parti de la justice et du développement (PJD). Vendredi dernier, à l’issue d’une session extraordinaire du majlis echoura de Ennahda, il a été convenu de mettre en place les bases d’une union entre les deux partis islamistes.

Cela était dans l’air depuis quelques mois, d’autant que certains acteurs de la mouvance tentaient de relancer une nouvelle coordination islamiste, dans le sillage de la Coordination nationale des libertés (CNLTD) et la plate-forme de Mazafran qui s’en est suivie.

Pour ces acteurs actifs de la mouvance islamiste, il était évident que l’échec de la CNLTD dans son approche politique et le retrait de l’opposition dans ses revendications principales ont influé grandement dans leur démarche, qui consiste à réunir et regrouper les organisations islamistes dans un seul cadre.

Le constat qui éclaboussait la mouvance, c’est le recul manifeste des voix islamistes dans les élections, même si celles-ci sont entachées d’irrégularités ou de fraude.

Depuis des années, les dirigeants des partis islamistes critiquaient leur émiettement, leur division et surtout leur incapacité à former une alliance solide qui résisterait aux aléas électoraux et aux risques d’implosion.

C’est surtout Djaballah, l’une des dernières figures de proue de l’islamisme salafiste et radical algérien , qui faisait pression sur ses anciens compagnons d’Ennahda et d’El Islah pour le rallier.

Et ce sont notamment les déçus des politiques « entristes » qui ont décidé de relancer le projet, créant dans ce sillage des crises organiques internes au sein d’El Islah et Ennahda, avec la démission d’une bonne partie de leurs encadrements au niveau des conseils consultatifs et des bureaux nationaux.

En fait, cette fusion annoncée entre Ennahda et Adala n’est qu’un retour à la normale, puisque le parti de Djaballah est une deuxième scission, après la disgrâce qu’il a connue une première fois en 1999, ensuite en 2004 après sa défaite cuisante lors de l’élection présidentielle.

Selon Benkhalef, l’un des artisans de cette fusion, il y aura un congrès rassembleur qui va officialiser l’intégration dans un seul parti, avant ou après les législatives de 2017.

Selon ses dires, c’est Djaballah qui sera président de ce nouveau parti, qui changera probablement d’appellation. Pour l’instant, cette fusion ne semble guère être conjoncturelle ou électorale, puisqu’on affirme qu’elle s’inscrit dans la durée et qu’une commission mixte est en train d’examiner tous les aspects et les options.

D’autres sources d’Ennahda font état de négociations et de pourparlers avec le mouvement El Bina de Dane et le Front du changement de Menasra, pour la mise en place d’un mécanisme susceptible de ficeler des listes communes lors des prochaines élections législatives, d’autant que la loi est exigeante ( le seuil des 4% de voix est une barrière difficile à franchir pour valider ses candidatures).

Reste à savoir quelle sera l’alternative pour contourner la législation et les dispositifs de la loi sur les partis, auxquels l’article ne fait référence dans pareil cas de figure. 

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