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Nationale

Ali Laskri claque la porte du FFS

Ali Laskri claque la porte du FFS

Il aura fallu longtemps pour voir l’un des ténors du parti… prendre ses distances avec la ligne politique portée par l’actuelle direction.

Un départ qui pourrait bien inspirer un certain nombre de militants. Le FFS n’a pour l’instant pas réagi à cette annonce.« Je vous informe de mon retrait, en démissionnant en ma qualité de membre de l’instance présidentielle et coordinateur, à compter de ce jour et de remettre mon mandat aux militants qui m’ont élu lors du 5e congrès », peut-on lire dans le message interne, adressé hier par Ali Laskri , l’un des plus anciens naufragés de l’ère Ait Ahmed, aux militants du FFS.

Avec la démission de Laskri, qui survient après celle de Saida Ichalamen et l’exclusion de Rachid Hallat de l’instance présidentielle du FFS, celle-ci se retrouve avec moins de trois membres, ce qui, selon l’article 48 des statuts du parti, rappelé par le démissionnaire, rend nécessaire la convocation d’un congrès extraordinaire pour élire une nouvelle instance présidentielle : « Mon retrait de cette instance implique automatiquement l’organisation d’un congrès extraordinaire sur le plan statutaire », explique Laskri dans son message. Un congrès extraordinaire qui, pour lui, sera « dans l’intérêt salvateur du parti à travers l’élection d’une nouvelle instance présidentielle, ce qui va amener une nouvelle dynamique d’espoir de tout un peuple ».

Quant aux motifs qui sont derrière la démission de Laskri de l’instance présidentielle du FFS, ils seront connus lors de la session du prochain conseil national du parti. Laskri a promis de s’expliquer. Ce départ quasi immédiat parmi les ténors du FFS est un sérieux avertissement pour le nouveau patron, six mois après une première hémorragie marquée par la défection d’une douzaine de militants dont Ali Rahabi, président de l’APW de Béjaia, une des deux seules wilayas dirigées par le parti de Hocine Ait Ahmed. Comme pour Ali Laskri, Rabahi a motivé son départ du parti par « l’incompatibilité idéologique, l’absence de liberté de décision dans diverses missions et la non-gestion du parti » dans sa lettre de démission adressée à la fédération FFS de Béjaïa. Ce dernier affirme dans sa lettre avoir démissionné depuis le 15 août dernier du FFS. Il explique dans son courrier son désaccord avec l’orientation trop personnalisée et le fonctionnement interne du parti. Le fonctionnement interne apparaît comme la première des raisons qui motivent le départ de ce cadre. Ali Rahabi aborde ensuite un autre aspect qu’il ne supporte plus avant d’en lister les symptômes : faiblesse des débats internes, souci d’affichage de la direction, phénomènes d’autosatisfaction en cascade, énergie disproportionnée mise à critiquer les médias.

La crise au FFS ne semble nullement s’estomper. Elle s’aggrave au fil des jours et menace même les fondements du parti. Malgré les tensions de plus en plus fortes, le FFS joue la carte de la sérénité. Ce nouveau coup dur vient en effet à la suite du limogeage de Rachid Hallat, un responsable historique du parti. Ali Laskri quitte ainsi l’instance présidentielle du FFS, dont il est devenu membre en 2013, après avoir occupé le poste de premier secrétaire du parti de 2011 à 2013. Il avait déjà occupé ce poste de 2004 à 2007. Elu député de Boumerdes, Laskri entend désormais jouer en toute indépendance son rôle de député au service exclusif du citoyen.

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