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Culture

Ali Hadj Tahar fait revivre les pages sublimes de notre poésie

Ali Hadj Tahar fait revivre les pages sublimes de notre poésie

Le Pr Hocine Asselah, à la tête de la Fondation Ahmed et Rabah Asselah, a inscrit ce samedi, dans son agenda d’animation culturelle en son siège Bd Zirout-Youcef, une remarquable conférence de l’écrivain, poète et homme des médias, Ali Hadj Tahar. Cette rencontre-débat a eu pour thème le livre écrit par cet auteur et ayant pour titre Encyclopédie de la poésie de langue française de 1930 à 2008. Un auditoire de qualité était présent avec des noms tels M. Henri Tessier, archevêque d’Alger, Mustapha Bouamama, directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts, ainsi que la moudjahida Annie Steiner, héroïne de la guerre de libération nationale.

La poésie nationale, pourtant une arme redoutable de combat et de résistance contre le colonialisme mais aussi une profonde émanation du cœur et de l’esprit, reste le parent pauvre de la culture algérienne. C’est ce qu’a souligné Ali Hadj Tahar dans son intervention. Pour écrire son ouvrage en deux tomes très volumineux, qui est paru aux éditions Dalimen, il a éprouvé d’énormes difficulités pour ses recherches. Il a ainsi constaté le déficit malheureux et la pauvreté de nos bibliothèques en matière de livres de poésie.

Il a eu cependant la chance de pouvoir se documenter dans les encyclopédies biographiques écrites par Achour Cheurfi, écrivain, journaliste et actuellement à la tête du quotidien national El Moudjahid. Comme pour rattraper ce déplorable déficit en matière d’intérêt porté à la poésie nationale, Ali Hadj Tahar a fait une œuvre monumentale pour réhabiliter cette noble discipline littéraire, un outil magique pour l’expression des âmes, des sentiments et aussi des idées élevées dans des domaines clés de l’existence humaine comme la justice, la liberté, la défense de l’identité, ainsi que la lutte contre l’intolérance et l’obscurantisme. Ali Hadj Tahar, dans ce cadre, n’a pas seulement étudié et cité nos grands poètes mais s’est efforcé de rechercher des noms inconnus, recelant cependant des dons et des talents redoutables dans l’art poétique. Il faudrait consulter ses ouvrages, toujours actuels bien que publiés en 2009, pour constater leur nombre impressionnant. Ali Hadj Tahar y donne le maximum de détails sur leur vie, sur leur parcours littéraire, sans omettre de citer, bien sûr, des extraits de leurs poèmes. On y découvre aussi des incidences heureuses souvent inattendues

Ainsi, de grands scientifiques dans la recherche de l’identité comme Mouloud Mammeri, poète aussi, sont cités. De même pour Abrous Outoudert, un professionnel hors pair dans la presse nationale, qui a écrit des poèmes de haute tendresse. Ali Hadj Tahar veut aussi faire revivre de talentueux poètes oubliés, à l’image de Taous et Jean Amrouche ainsi que Sénac. A propos de ce dernier, Annie Steiner est intervenue pour lui rendre hommage, demandant qu’il soit plus présent sur la scène culturelle nationale. L’archevêque Henri Tessier est également intervenu pour citer des poètes européens d’Algérie qui ont pris pour cause à défendre l’identité et la résistance algérienne. Le Pr Hocine Asselah se propose, dans son calendrier d’animation culturelle, d’inscrire ces poètes oubliés, contribuant à les faire revivre et

démontrant ainsi leur apport précieux en faveur de la culture nationale.

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