-- -- -- / -- -- --
Nationale

Ali Haddad monte une usine sidérurgique à Berrahal

Ali Haddad monte une usine sidérurgique à Berrahal

Finalement, l’accord de partenariat signé en 2017 entre les groupes dirigés par Ali Haddad et le géant européen de la sidérurgie, l’italien Danieli vient d’aboutir jeudi dernier. Le wali d’Annaba, Mohamed Salamani, a donné le premier coup de pioche des travaux de réalisation du nouveau complexe, dans la zone industrielle de la daïra de Berrahal. Selon les services de la wilaya ce projet sidérurgique, qui sera bâti sur une superficie de 160 hectares, pourrait générer plus de 2 000 postes de travail directs et encore plus indirectement. La durée de construction de cette usine sidérurgique est de 18 mois et elle sera opérationnelle, de sources sûres, en juillet 2019.

Son coût est de 400 millions de dollars. Selon nos mêmes sources, cette usine sidérurgique et non polluante pourrait produire 850 000, voire 1 000 000 de tonnes de rond à béton (RAB) dès sa première mise en fonction. Cette usine fonctionnera à l’instar du complexe sidérurgique de Bellara (Jijel) avec plusieurs fours qui seront alimentés en gaz naturel ou par électricité, contrairement au complexe siderurgique d’El-Hadjar qui continuera à fonctionner avec du charbon en attendant l’arrivée des émiratis qui ont fusionné avec le groupe Sider. Il faut signaler que les émiratis, qui auront 49% des actions et le groupe Sider (51%), vont injecter 1,16 milliards d’euros pour la rénovation totale du complexe siderurgique et également créer une autre usine siderurgique à l’intérieur même du complexe d’El-Hadjar. Pour le moment, le complexe siderurgique d’El-Hadjar peine à démarrer et plusieurs arrêts techniques sont signalés ici et là chaque jour. Plusieurs anciens sidérurgistes, connaissant les installations du complexe d’El-Hadjar pour les avoir manipulées de près, sont formels et unanimes : « Le complexe ne sera jamais comme avant ! Il faut en construire un autre, c’est tout. » Alors faut-il poser la question : « Où est parti le milliard de dollars débloqué par l’Etat pour sa rénovation ? » Enfin, l’arrivée des émiratis pose aussi des questions. 

Qui les a invités à entrer dans le capital du groupe Sider, sachant que le complexe sidérurgique d’El-Hadjar est retapé à neuf et pourrait produire, pas 3 millions de tonnes d’acier liquide, mais au moins un million. Plusieurs observateurs du secteur syndicaliste trouvent une vraie ressemblance quand Ispat, devenu après ArcelorMittal, avait pris en mains la destinée du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, fleuron autrefois de notre industrie.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email