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Nationale

Ali Haddad : «L’administration est avec nous aujourd’hui»

Ali Haddad :  «L’administration est avec nous aujourd’hui»

C’est en homme déterminé et semblant vouloir en découdre avec les attaques dont il dit faire l’objet que le président du Forum des chefs d’entreprise, Ali Haddad, a clôturé sa visite dans quatre villes de l’Ouest, tout en appelant les opérateurs économiques à adhérer massivement  à son organisation qu’il qualifie de force de proposition respectée et écoutée.

Faire décoller l’économie nationale en impliquant tous les opérateurs économiques et en travaillant en étroite collaboration avec les pouvoirs publics est le but, sinon le pari «difficile mais pas impossible», que veut voir se réaliser le président du FCE. «C’est par le travail que nous réussirons tous ensemble à relever le défi», a-t-il déclaré lors de chacune de ses rencontres avec les opérateurs économiques d’Oran, de Tlemcen, de Mascara et de Relizane, où il a procédé à l’ouverture des bureaux et à l’installation des délégués du FCE.

Il a exhorté les chefs d’entreprise à travailler davantage et à avoir confiance. «On ne veut plus parler du passé et des erreurs du passé. Ce qui nous intéresse, c’est réfléchir le présent pour bâtir l’avenir.» Haddad prône l’acharnement dans le travail et la volonté de réussir et saisit l’occasion pour répondre aux «attaques». «Ces derniers jours, on a été attaqué à plusieurs reprises par certains, qui se comptent sur le bout des doigts… d’une seule main», a-t-il indiqué, avant de répondre : «Je leur dis parlez comme vous voulez, mais nous, nous avons un objectif : le travail».

«C’est Bouteflika qui gère le pays»

Haddad a poursuivi à l’adresse de ceux qui l’attaquent : «L’Algérie va bien. Elle a des hommes. Il ne suffit pas à quelqu’un d’avoir appris à écrire deux mots pour penser pouvoir gérer un pays. Celui qui gère le pays c’est Bouteflika», a-t-il martelé, insistant encore une fois sur le travail. «Nous, nous continuons de travailler. Nous ne sommes pas un parti politique, mais un parti du travail. Nous ne faisons pas de politique, mais nous travaillons», a insisté Haddad. Il estime que tout le monde a le droit de parler, mais à des conditions. «Nous ne disons à personne de ne pas parler, mais ceux qui le font, qui nous dénigrent, qu’ils apportent les preuves de ce qu’ils disent.»

Pour le patron du FCE, «celui qui parle doit travailler et produire. Cela fait 25 ans qu’ils parlent, mais qu’ont-ils fait pour le pays ? Près de 400 000 étudiants sortent chaque année des universités algériennes et ils seront près de 5 millions dans 5 ans. La question qui se pose est comment faire pour placer tous ces jeunes dans le marché du travail». Haddad se défend en faisant savoir que lui-même, à travers son groupe, a créé des milliers d’emplois : «J’ai créé 15 000 postes d’emploi et je pense à comment en créer d’autres pour arriver à 20 000 ou 30 000, alors que ceux qui parlent n’ont même pas un demi-emploi… C’est pour cela que moi je leur réponds par le travail.» Et d’ajouter : «Nous, on continuera de parler, on n’arrêtera pas.»
Par ailleurs, faisant part de son optimisme et invitant tous les opérateurs économiques à l’optimisme, il estime que le passé est derrière et que seul l’avenir compte maintenant. «Le passé ne nous intéresse pas, nous regardons vers l’avenir. Aujourd’hui, nous n’avons pas peur car l’administration est avec nous», a-t-il affirmé, rappelant les acquis que sont la dépénalisation de l’acte de gestion et la fin du cauchemar des lettres anonymes dont beaucoup de cadres ont souffert ainsi que leurs familles, le gré à gré pour le foncier, etc.  

«L’Algérie est enviée par beaucoup de pays»

La mobilisation de tous pour réaliser une croissance appréciable et édifier une économie hors hydrocarbures est le mot d’ordre réitéré tout le long du périple du FCE à l’Ouest. Cela d’autant que ça reste du domaine du «réalisable si tous conjuguent leurs efforts pour atteindre ce noble objectif, chefs d’entreprise et pouvoirs publics». Le patron du FCE dit prêter une oreille attentive aux déclarations des pouvoirs publics. Il déclare, dans de sens, aux opérateurs économique : «Vous avez pu constater, tout comme moi, lors des récentes déclarations du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, que le gouvernement a affiché une volonté politique pour accompagner l’entreprise. Eh bien, le message a été entendu et à nous de l’accompagner dans sa volonté économique !»
Haddad estime que «l’Algérie est enviée par beaucoup de pays car elle a des ambitions qu’elle peut réaliser, notamment en cette période de retour de la paix que le président Bouteflika, l’homme de la réconciliation nationale, a pu assurer, car c’est en temps de paix qu’on peut bâtir». L’Algérie peut compter, en cette période de paix, sur son inestimable potentiel humain auquel elle doit faire confiance et lui accorder la liberté d’entreprendre consacrée dans l’article 37 de la Constitution, selon Haddad.

Le président du FCE, en estimant que l’économie nationale a beaucoup de chance de retrouver un souffle nouveau et que cela reste du domaine du possible, appuie son propos en soulignant que l’Algérie compte 40 millions d’habitants, ce qui est bien moins que beaucoup de pays qui ont une économie similaire à la nôtre mais bien moins de richesses à exploiter. Les richesses naturelles que le pays peut faire valoir (fertilité des terres pour l’agriculture, diversité des sites panoramiques pour le tourisme, etc.) sont une autre source d’optimisme pour l’avenir du pays, à condition de retrousser les manches et se mettre au travail, selon Haddad. «Nous avons beaucoup de potentiel que nous n’avons pas pu exploiter jusqu’à présent», a-t-il déploré.

«Nous ne convoitons pas le patrimoine des entreprises publiques»

Le président du FCE a, par ailleurs, plaidé pour la conclusion de partenariats public/privé, mais tout en apportant la précision que le but n’est pas de convoiter les entreprises publiques. «Nous n’avons jamais dit que nous voulons acquérir le patrimoine des entreprises publiques. Nous avons dit que nous encouragions le partenariat public/privé, mais qui doit s’accomplir aussi avec les entreprises privées nationales et pas seulement étrangères», a plaidé Haddad.
Il a, par ailleurs, tenu à rassurer les opérateurs locaux en laissant entendre que des jours meilleurs attendent l’entreprise algérienne, cela d’autant que le FCE, en concertation avec sa base, ne cesse de formuler des propositions et de les présenter aux pouvoirs publics. Il a rappelé, dans ce sens, que certaines propositions ont été retenues dans le cadre de la loi de finances complémentaires de 2015. Dans le même sillage, il a fait savoir que d’autres propositions sont formulées pour l’élaboration de la loi de finances pour 2016. Il finira avec cette déclaration : «Nous sommes condamnés à réussir ensemble. Que chacun agisse pour la réussite collective de l’Algérie.»
Tania Gacem

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