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Nationale

Ali Benflis : «Le pouvoir en place continue de considérer l’opposition comme un ennemi»

Ali Benflis : «Le pouvoir en place continue de considérer l’opposition comme un ennemi»

« Le mal profond qui ronge l’Algérie n’est pas dû à la Constitution, mais à la nature du système politique » a estimé le président du parti Talaiou El Houriet, Ali Benflis, lors d’un rassemblement organique hier au théâtre régional Azzedine-Medjoubi de Annaba.

Le système politique en place est à l’origine de la situation de crise que connaît le pays, a-t-il enchaîné, dressant, à ce propos, un réquisitoire accablant sur la pratique politique qui ne sert que les intérêts étroits de ceux qui ne veulent en aucun cas abandonner l’exercice du pouvoir sans se soucier des aspirations du peuple , ni de la construction d’une économie forte.

Ce qui arrive de grave au pays est dû à la vacance du pouvoir, qui risque de mener vers le chaos s’il persiste, a-t-il soutenu. Devant ses militants de la région Est (Guelma, Souk Ahras, El Tarf et Skikda en plus de Annaba), le président de Talaiou El Houriet a souligné que le pouvoir en place continue de considérer l’opposition comme un ennemi et fait tout pour l’affaiblir dans le but de se pérenniser à la tête de l’Etat, allant jusqu’à la traiter de tous les maux, y compris du terrorisme .

Si on importe la meilleure Constitution pour le pays, la situation demeurera la même et ne changera pas d’un iota tant que le système politique actuel continue d’exister grâce à la fraude électorale, a-t-il martelé, citant à ce propos, les trois millions d’Algériens décédés mais qui votent à chaque consultation populaire.

Il affirme dans ce contexte détenir des preuves irréfutables, évoquant à ce titre la proposition de l’opposition concernant la création d’une commission indépendante permanente des élections dans le but de contrecarrer la falsification des résultats des scrutins.

Le président de Talaiou El Houriet a critiqué la loi de finances 2016, estimant que celle-ci est dépassée bien avant qu’elle soit signée. Cette loi va appauvrir encore plus les couches sociales défavorisées et ouvrir la voie aux prédateurs et aux grosses fortunes qui se sont constituées sur le dos du secteur public et grâce à l’import-import. 

Il a évoqué dans ce contexte le gâchis dans l’utilisation des deniers publics, avançant le chiffre de 800 milliards de dollars dépensés à tort et à travers sans contribuer réellement au développement économique.

Ali Benflis a par ailleurs évoqué les menaces qui cernent de tous les cotés l’Algérie aussi bien à l’Ouest qu’au Sud, à l’Est qu’au Nord avec ce qui ce passe en Libye, au Mali et en Tunisie où l’instabilité et l’insécurité incitent à l’inquiétude. Auparavant, le président de Talaiou El Houriet a rendu un hommage aux défunts Hocine Aït Ahmed et au président Houari Boumediene, et les a qualifiés de sommités au service de l’Algérie, des « moudjahidines qui n’ont à aucun moment failli ».

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