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Nationale

Algérie-UE:Des programmes pour inculquer l’esprit d’intersectorialité

Algérie-UE:Des programmes pour inculquer l’esprit d’intersectorialité

L’ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne (UE) en Algérie, John O’Rourke, a estimé ce lundi à Alger que l’intérêt de l’UE n’est pas uniquement de vendre des produits en Algérie et que l’objectif est de voir une Algérie qui se développe de manière « saine », faisant d’elle un partenaire commercial stratégique pour les investissements.

C’est en marge d’un séminaire sur l’économie sociale et solidaire (ESS) qui se tient à l’Ecole supérieure de la Sécurité sociale que O’Rourke s’est interrogé sur la manière dont a été élaborée la liste des produits suspendus d’importation, notamment les intrants, dont l’interdiction a nui à certaines entités économiques en Algérie. Il souhaite rencontrer le nouveau ministre du Commerce pour justement discuter de façon sereine ce dossier, tout en laissant le gouvernement algérien prendre du recul pour une évaluation des accords commerciaux liant les deux parties.

En ce qui concerne la rencontre d’hier, qui s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui jeunesse et emploi (PAJE), l’ambassadeur de l’UE souligne que la jeunesse et l’emploi restent un des grands pôles constituant le partenariat Algérie-UE. Car, selon lui, les relations entre l’Algérie et l’Union sont de très longue date, se traduisant par un volume non négligeable d’actions de coopération. L’orateur a fait savoir que le montant alloué pour le financement du programme en question est de 40 millions d’euros par an, sur différents programmes. O’Rourke a précisé que 86 associations activant dans le domaine de la solidarité et de l’emploi des jeunes ont bénéficié d’un financement de 4 millions d’euros.

Dans le même contexte l’ambassadeur rappelle que l’UE mise, dans ses programmes de coopération avec l’Algérie, sur la gouvernance, la diversification de l’économie et le secteur énergétique, ainsi que sur la coopération dans les questions migratoires et la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, le président du comité de pilotage du programme dit PAJE et directeur général de l’emploi et de la sécurité sociale auprès du ministère du Travail, Zaidi Foudil, a indiqué que toutes les composantes du PAJE, qui a démarré opérationnellement en 2014, ont été lancées y compris celle relative à l’ESS. L’intervenant précise que l’objectif, à travers cette démarche, est de développer et d’inculquer l’esprit de « l’intersectorialité » afin d’atteindre les mêmes fins en termes d’ESS et entrepreneuriat des jeunes en se frottant à l’expérience européenne en la matière. Elle regroupe, ajoute-t-il, quatorze départements ministériels qui travaillent en synergie et collaboration en organisant des actions en direction des jeunes. C’est dans cette logique que des plateformes Cap-Jeunesse ont été mises en place dans quatre wilayas pilotes à savoir Béchar Khenchela, Annaba et Oran. Chaque plateforme consiste en trois services : association et coopération, entrepreneuriat et insertion socioprofessionnelle, explique le même responsable.

Placé sous tutelle du ministère du Travail et de 13 autres ministères ainsi que du Conseil national économique et social (CNES), ce programme, rappelons-le, touche trois champs d’action. Il s’agit du renforcement de l’intersectorialité et des partenariats dans la mise en œuvre de la politique de la jeunesse, de la jeunesse et la société civile, et finalement l’appui à la création d’activités favorisant l’employabilité. Le programme en question sera prolongé jusqu’à 2019 en vue de l’étendre à d’autres wilayas.

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