Algérie-Suède : Renforcer les synergies dans le secteur de la santé
L’Algérie et la Suède entendent donner un nouvel élan à leur coopération sanitaire. Reçu à Alger par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, l’ambassadrice du Royaume de Suède, Anna Block Mazoyer, a passé en revue plusieurs dossiers prioritaires, allant de la prévention des accidents de la route au dépistage du cancer du sein, en passant par les maladies rares, la formation médicale et les échanges universitaires.
Lors de cette rencontre, Mohamed Seddik Aït Messaoudene et l’ambassadrice du Royaume de Suède en Algérie ont affiché leur volonté de transformer la qualité des relations bilatérales en projets concrets, fondés sur le partage d’expertise et le développement de partenariats durables, a indiqué, ce mardi, un communiqué du ministère.
Dès l’ouverture des discussions, les deux responsables ont salué « la solidité des relations historiques entre l’Algérie et le Royaume de Suède », réaffirmant leur ambition commune d’approfondir la coopération dans un secteur considéré comme stratégique. La rencontre a ainsi permis d’identifier plusieurs domaines dans lesquels l’expérience suédoise pourrait accompagner les réformes engagées par l’Algérie.
Parmi les dossiers abordés figure la sécurité routière, devenue un véritable enjeu de santé publique. Les deux parties ont examiné les possibilités de s’inspirer du modèle suédois, reconnu au niveau international pour ses politiques de prévention des accidents de la circulation et de réduction de leurs conséquences sanitaires, sociales et économiques. Cette coopération pourrait venir renforcer les efforts déjà déployés par les autorités algériennes pour limiter les traumatismes liés aux accidents de la route.
L’autre axe majeur des discussions concerne la lutte contre le cancer du sein. Les échanges ont porté sur le renforcement des campagnes de sensibilisation et de dépistage, notamment dans le cadre d’« Octobre Rose ». Les deux parties ont évoqué la possibilité de valoriser l’expérience suédoise en intégrant davantage de témoignages de femmes ayant surmonté la maladie, une approche jugée particulièrement efficace pour encourager le dépistage précoce et lever les réticences qui persistent encore chez de nombreuses patientes.
À cette occasion, le ministre a présenté les efforts engagés par l’Algérie pour développer la médecine de proximité et améliorer l’accès au dépistage. Il a notamment mis en avant « le renforcement des campagnes de sensibilisation et l’extension des programmes de dépistage précoce du cancer du sein », grâce à l’équipement progressif des établissements de santé de proximité en appareils de mammographie, dans l’objectif de rapprocher les services de dépistage des citoyennes et d’améliorer les chances d’un diagnostic précoce, déterminant dans la prise en charge de la maladie.
Les maladies rares ont également occupé une place importante dans les discussions. Les deux délégations ont exploré les perspectives de coopération en matière de diagnostic précoce, de prise en charge des patients et de développement de parcours de soins spécialisés. L’expérience suédoise dans ce domaine pourrait contribuer à renforcer les compétences nationales et à améliorer l’accompagnement des personnes atteintes de pathologies rares.
La formation des professionnels de santé constitue un autre pilier de ce partenariat en construction. Mohamed Seddik Aït Messaoudene a plaidé pour un élargissement des échanges entre les facultés de médecine, les centres hospitalo-universitaires et les établissements de santé des deux pays, soulignant que « le développement de programmes de jumelage entre les institutions algériennes et suédoises permettra de renforcer les compétences des personnels médicaux et paramédicaux et d’améliorer la qualité des soins ».
De son côté, l’ambassadrice de Suède a réaffirmé « la disponibilité de son pays à poursuivre et à développer la coopération bilatérale dans les domaines de la santé présentant un intérêt commun ». Elle a assuré de la volonté de Stockholm d’accompagner l’Algérie à travers des projets concrets reposant sur le transfert d’expertise, la formation et l’échange de bonnes pratiques.
Au terme de cette rencontre, Alger et Stockholm ont réaffirmé leur engagement à élargir leur partenariat dans le domaine de la santé. Une coopération qui pourrait, à moyen terme, se traduire par des actions communes en matière de prévention, de formation, de recherche et d’innovation médicale, avec l’ambition affichée d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients et de consolider les capacités des deux systèmes de santé.