Algérie-Russie : Renforcement de la coopération bilatérale – Le Jeune Indépendant
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Algérie-Russie : Renforcement de la coopération bilatérale

Algérie-Russie : Renforcement de la coopération bilatérale

L’Algérie et la Russie, liées par de fortes relations historiques, veulent renforcer davantage leur coopération, et ce dans plusieurs domaines. Sur le plan économique et commercial, les relations entre les deux pays ont de bonnes perspectives. C’est ce qu’a indiqué hier à Alger le deuxième secrétaire de l’Ambassade de la Fédération de Russie en Algérie.

Lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’Ambassade, le diplomate russe a mis en exergue les relations « profondes et amicales » liant le peuple algérien et russe depuis la guerre de libération nationale, rappelant que l’URSS a soutenu la lutte algérienne sur le plan politique, militaire et technique.

Le diplomate a souligné que la multiplication des rencontres et communications entre les hauts responsables des deux pays, témoignent de la profondeur de la relation d’amitié traditionnelle entre l’Algérie et la Russie et leur disponibilité à la développer et d’approfondir la coopération bilatérale», notamment dans le domaine économique et commercial.

Concernant les échanges commerciaux entre les deux pays, le diplomate russe a précisé que le rythme des échanges commerciaux a enregistré une légère hausse en 2021, atteignant 3 milliards de dollars, ajoutant que les relations commerciales ont « de bonnes perspectives».

Il convient de rappeler que l’Algérie et la Russie ont convenu d’organiser la 10è session de la commission mixte intergouvernementale algéro-russe économique et commerciale, scientifique et culturelle.

Sanctions et provocations occidentales contre la Russie

La Russie fait face, surtout depuis l’entame de son opération militaire spéciale en Ukraine et dans le Donbass, aux sanctions, provocations et surtout une guerre médiatique « mensongère » occidentales. Les pays occidentaux ont accusé les russes d’avoir perturbé les livraisons alimentaires dans le monde, provoquant une crise alimentaire mondiale.

Cependant, cette crise alimentaire était prévisible et a été signalée par l’ONU il y a plus de deux ans. La hausse des prix des produits agro-industriels ces dernières années est dû principalement à la pandémie de la Covid-19, la politique économique et énergétique à courte vue des plus grands pays occidentaux, les guerres commerciales, les conditions météorologiques défavorables, les sanctions unilatérales illégitimes de l’Occident contre la Russie et le sous-investissement de l’industrie agricole.

Les puissances euro-atlantistes jouent avec le feu. En usant des sanctions économiques contre Moscou, celles-ci hypothèquent en réalité leur propre avenir mais aussi celui de l’humanité. Leur politique risque de provoquer de graves crises alimentaires en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

Déjà, des pays comme la France, la Grande-Bretagne, l’Egypte, la Tunisie pour ne citer qu’eux, connaissent des pénuries d’huile de tournesol, de blé et de farine et d’autres produits alimentaires dérivées. Sans parler des engrais produits par la Russie qui vont manquer sur le marché européen, impactant ainsi négativement l’agriculture des pays de l’Union européenne.

La France qui suit la stratégie américaine des sanctions contre la Russie commence à sentir les contrecoups d’un conflit qu’elle n’a pas su éviter, en tant que garante des accords de Minsk.

Les ménages français ressentent de plus en plus le manque d’huile de tournesol, essentielle dans la consommation de tous les jours. «La France importe tous les ans 144.000 tonnes d’huile de tournesol dont 90 % proviennent d’Ukraine», s’alarme Michel Portier, directeur d’Agritel, la société de conseil en stratégies des marchés agricoles.

En effet, plus gros fournisseur mondial, l’Ukraine produit en moyenne 6,5 millions de tonnes d’huile de tournesol par an dont 5,9 millions destinés à l’exportation. A cause du conflit, le prix de l’huile de tournesol avoisine les 2.300 dollars (environ 2.100 €) la tonne contre 1.500 dollars (environ 1.370 €) auparavant », précise Michel Portier. Ce qui implique une raréfaction de cette matière sur le marché mondial, avec des retombées négatives sur les pays consommateurs, y compris en Afrique du Nord.

L’indice de l’organisation des Nations unies pour l’Alimentation, la FAO, qui suit la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, avait déjà atteint en février son plus haut historique depuis sa création en 1990. Il enregistre cette fois sa plus forte progression en l’espace d’un mois.

Vers une crise mondiale des engrais


La crise des engrais qui se profile compliquera davantage la situation. La Russie et la Biélorussie exportent de grandes quantités d’engrais azotés et potasses dans le monde entier. «La plus grande menace à laquelle le système alimentaire est confronté est la perturbation du commerce des engrais», déclare David Laborde, analyste principal à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires à Washington, D.C.

«Le blé aura un impact sur quelques pays. La question des engrais peut avoir un impact sur chaque agriculteur dans le monde, et provoquer des baisses de production de tous les aliments, pas seulement du blé». Ce qui veut dire que les principales victimes seront les agriculteurs européens en premier lieu.

Le marché des engrais était déjà dans la tourmente avant la crise actuelle et les sanctions occidentales contre la Russie. Les exportations d’engrais potasses biélorusses étaient elles aussi sous le coup de sanctions après que le gouvernement de ce pays a forcé un vol Ryanair à atterrir l’année dernière pour arrêter un dissident se trouvant à bord. La crise du Covid-19 a perturbé le transport maritime mondial et les chaînes d’approvisionnement.

L’industrie agricole a été durement touchée par la crise en Ukraine et les sanctions occidentales contre la Russie. Cette dernière était le premier exportateur mondial d’engrais en 2019, selon les données de l’Observatoire de la complexité économique. Le volume des échanges d’engrais de la Russie s’élevait à près de 9 milliards de dollars.

Aujourd’hui, la Russie et la Biélorussie frappées par des sanctions occidentales unilatérales, sont les principaux exportateurs de plusieurs composés fertilisants critiques, notamment l’urée et la potasse, mais la réduction des exportations de ces produits a fait grimper les prix.

La flambée des prix des engrais a également été aggravée par la hausse des coûts du gaz naturel, une matière première essentielle dans la production d’engrais à base d’azote, dans le contexte d’une interdiction américaine des importations de pétrole russe et de discussions en Europe sur le découplage de l’énergie russe.  Au rythme actuel, les Etats-Unis provoqueront une grande pénurie alimentaire en Europe, c’est-à-dire leur allié docile à travers le manque d’engrais pour l’agriculture européenne.

 

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