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Nationale

Algérie: Quelle option face à l’inquiétante hausse des contaminations ?

Algérie: Quelle option face à l’inquiétante hausse des contaminations ?

Impossible de le cacher. Ces derniers jours, la pandémie du coronavirus a connu un inquiétant rebond, notamment dans les grandes agglomérations. Le nombre des contaminations a augmenté d’une manière spectaculaire, juste quelques temps après le lancement d’une première phase de déconfinement, qui coïncide avec la reprise des activités commerciales et économiques.

Les structures sanitaires, mobilisées depuis des mois, sont maintenant sous grande pression, leurs services spécialisés sont saturés et le personnel fatigué ou lassé. Dans certaines wilayas, c’est presque l’alerte.

Pourtant, les pouvoirs publics avaient misé à un retour à la normale dès le début du mois de juillet. Autrement dit, avec l’ouverture des aéroports et la reprise des vols, des transports ferroviaires et maritimes, voire même le retour aux grands rassemblements des foules, comme dans les salles des fêtes ou les enceintes sportives et les mosquées.
Le plan du gouvernement prévoyait ce retour progressif, qui devrait permettre également à l’économie de reprendre son souffle et réanimer ainsi le commerce et les autres activités de l’informel. Ces reprises étant salutaires et nécessaires avant toute croissance pour un pays, paralysé par la pandémie et au bord de la crise financière avec la chute des cours du baril.

De plus, il faut bien noter que les autorités subissaient de fortes pressions de la part d’une large frange de la société, comme les commerçants، qui criaient faillite et exigeait la réouverture de leurs commerces. De plus, le gouvernement ne pouvait point soutenir encore davantage des centaines de milliers de familles, avec de petites allocations de dix mille dinars.

Face à cette situation délicate, le gouvernement opta pour le déconfinement graduel, applaudi comme un soulagement, mais sous quelques conditions draconiennes.

Il est évident que les campagnes de sensibilisation ont repris, notamment sur l’impératif du port des bavettes, la distanciation sociale et les gestes barrières. Mais, est ce suffisant ?

Il faut bien dire que les textes existent et la législation est bien fournie dans les formes de répression des actes de non-respect des directives de prévention.

Mais, le laxisme doublé aux comportements d’indiscipline, presque généralisés, a retardé la fin de la bataille contre le Covid-19, qui semble connaître une nouvelle renaissance en Algérie, au point où certains officiels évoquent sérieusement un retour au confinement sévère, et donc un retour en arrière.

Pourtant, on aura bien vu des cas de verbalisation des contrevenants, des mises en fourrières de véhicules, voire même quelques arrestations.

Obligé de relancer la machine économique à l’arrêt, de rebooster le commerce et donc la consommation des ménages, le gouvernement était face à un risque majeur, cette crainte d’une seconde vague de contaminations. Comment faire ? Comment réconcilier cette urgente croissance économique avec la sécurité sanitaire ?

Il est établi sue le relâchement des citoyens est la cause de la flambée actuelle. On a beau déploré les inconsciences des uns ou les indisciplines des autres. Pire، il existe des algériens qui ne croient nullement à la gravité de cette maladie, alors que d’autres pensent que c’est un complot énigmatique.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics ont tranché. Pour les grands maux, il faut les grands remèdes. Le maître mot, c’est la fermeté totale et l’application stricte de l’obligation du port de bavette en lieux publics, conformément au décret exécutif n:20-70 du 24 mars 2020.

La guerre contre la pandémie se joue évidemment sur ce front. Cela exige de la part des services de sécurité la fermeté et la rigueur. Celle de ne jamais lâcher sa vigilance face aux esprits retors, aux récalcitrants, aux entêtés.

Il serait vraiment navrant que tout un pays demeure sous confinement, ou en péril permanent à cause de quelques milliers d’inconscients, qui enfreignent les lois et les interdictions et crachent sur les conseils et les recommandations des autorités sanitaires.

Des pays ont choisi la verbalisation tout azimut, non pas pour engranger de l’argent et renflouer les caisses publiques، mais pour mettre fin à une guerre usante, pénible, mortelle et qui n’a que trop duré.

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