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Paludisme en Algérie, l’etat d’Alerte

Paludisme en Algérie, l’etat d’Alerte

Une année après avoir été félicité par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et certifiée  exempte de paludisme, l’Algérie enregistre  de nouveaux cas de cette maladie infectieuse. Plus de 1 000 infections au paludisme dite d’« importation » ont été recensées dans cinq wilayas du sud du pays.

Ces cas de paludisme d’ « importation » ont été enregistrés dans cinq wilayas du sud, à savoir Tamanrasset,  qui en compte le plus grand nombre (918), Adrar (96), Illizi (89), Ouargla (5), et Ghardaïa (2). C’est ce qu’a relevé le ministère de la Santé dans un communiqué, signalant que « le pays, certifiée exempte du paludisme par l’OMS reste confronté au problème du ‘’paludisme d’importation’’ ». Le département de la Santé qui affirme que chaque année au mois de septembre après les premières pluies, une recrudescence des cas de paludisme importés est enregistrée,  n’a pas manqué de rassurer. Le dispositif de surveillance est renforcé et les cas recensés  sont pris en charge au niveau des structures hospitalière, et ce conformément aux directives thérapeutiques nationales. Le département de Benbouzid qui signale que les cas de paludisme importés viennent essentiellement des pays frontaliers sahéliens ou d’Algériens ayant séjourné au niveau de ces pays, affirme que « toutes les mesures ont été prises conformément au plan national de prévention de la réintroduction de la maladie ». Un plan qui prend en compte, note-t-on,  les facteurs climatiques, géographiques et les voyages dans les pays d’endémie palustre.

En prévision de la survenue de nouveaux cas, le ministère de la Santé anticipe en renforçant le stock des antipaludéens, déjà disponibles au niveau des structures de prise en charge, précise-t-on.

L’Algérie, faut-il le rappeler est devenue le deuxième pays africain, après l’Île Maurice, à obtenir la certification de l’élimination de cette pathologie.
En mai 2019, l’OMS avait certifiée l’Algérie exempte de paludisme, d’autant que le pays a notifié ses derniers cas autochtones en 2013. La certification est accordée lorsqu’un pays démontre avoir interrompu la transmission autochtone de la maladie pendant au moins trois années consécutives.

Le paludisme ou la malaria est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l’être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s’attaquent aux globules rouges. Le paludisme qui est une maladie mortelle se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Des symptômes apparaissent généralement 10 à 15 jours après la piqûre de moustique.

Le ministère de la santé se retrouve confronté à cette maladie en outre de son éprouvante lutte contre le coronavirus depuis mars dernier.

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