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Sports

Algérie 1 – Côte d’Ivoire 3: W. Bony assomme les Fennecs

Algérie  1 –  Côte d’Ivoire 3: W. Bony assomme les Fennecs

Tous les Algériens nourrissaient de grands espoirs de voir la sélection nationale rééditer l’exploit de Cabinda d’il y a 5 ans lorsque l’Algérie devait croiser le fer avec la Côte d’Ivoire pour le compte des quarts de finale qui se sont déroulés au stade de Malabo. Mais à la grande surprise, les Eléphants plus réalistes et efficaces ont mis un terme à l’aventure des coéquipiers de Bouguerra en s’imposant sur le score de 3 à 1 et réduire ainsi à néant les espoirs de 40 millions d’Algériens qui croyaient dur comme fer en son équipe de reconquérir à nouveau le trophée à l’occasion de cette 30ème édition qui se déroule en Guinée équatoriale.

Une domination inefficace

Le moins que l’on puisse dire c’est que les Verts ont durant la majeure partie de la rencontre, monopolisé le ballon sans être dangereux du moment que les joueurs n’ont pas cherché la profondeur pour mettre à rude épreuve l’arrière-garde ivoirienne bien en place et  organisée fermant toutes les brèches devant les offensives de Brahimi et consorts. A voir le nombre d’occasions franches que se sont créees les joueurs algériens au cours de la première période, une seule gâchée par Soudani lequel n’a pu profiter d’un mauvais renvoi de la défense des Eléphants. Après la pause citron lorsque la bande à Gourcuff a donné plus de rythme à son jeu pour refaire le handicap d’un but, cette stratégie a été fructueuse puisque Soudani sur une action anodine a réussi à remettre les pendules mais rate l’estocade sur une passe lumineuse de Feghouli.

Le réalisme et le talent ivoiriens font la différence 

Au vu de la physionomie de la partie, les Fennecs avaient le match en main grâce à une meilleure maîtrise du ballon mais les joueurs manquaient de réalisme et n’osaient pas, chose que Yaya Touré et ses coéquipiers ont connu en exploitant positivement les opportunités qui se sont présentées dès lors. Si les Ivoiriens étaient plus réalistes que les Algériens c’est que dans le camp des Eléphants, il y a des joueurs de talents, à l’image de Wilfried Bony qui a profité de la passivité des défenseurs algériens pour planter deux banderilles de la tête hors de portée du gardien M’Bolhi. Dans un autre registre, il faut reconnaître que le milieu des Citizen, Yaya Touré, par son expérience et son talent était le véritable catalyseur dans l’entre-jeu sans oublier le retour de Gervinho dans le onze de l’entraîneur Renard qui a pesé sur Medjani et ses équipiers.

Les balles arrêtées : l’arme fatale des Ivoiriens

Dans la stratégie de jeu des Verts, les balles arrêtées étaient une des armes qu’ils exploitaient pour faire la différence, et pourtant ce ne sont pas les coups de réparation qui manquaient mais cette fois-ci, ni Mahrez, ni Taider n’ont su profiter de ces situations standards. Contrairement aux hommes de l’entraîneur Renard qui ont traduit deux des trois  situations  de balles arrêtées en but alors que l’une a été renvoyée par le poteau gauche de M’Bolhi. D’ailleurs, Gradel et ses camarades n’ont pas réussi à inquiéter le portier algérien si ce n’est ces situations standards qu’ils ont transformées en buts.

Renard, un vrai renard

Sur le plan tactique, il faut reconnaître que l’entraineur Hervé Renard a surclassé son compatriote Christian Gourcuff, puisque sa stratégie a été concoctée selon les points forts et les faiblesses de l’équipe nationale algérienne en mettant deux rideaux défensifs dans le but de verrouiller tous les espaces et de réduire à néant le champ de jeu et en imposant un marquage strict sur Brahimi l’empêchant de distiller des balles à ses camarades. Apparemment, le coach des Eléphants a bien étudié le jeu de notre équipe nationale, et son expérience sur le continent africain a prévalu en propulsant la Côte d’Ivoire dans le carré d’as, et semble se diriger tout droit vers un second sacre après avoir passé l’écueil de grosses pointures, en phase de poule, en l’occurrence le Mali et le Cameroun et en quart l’Algérie, des sélections placées favorites en puissance.

Les choix de Gourcuff contestés

Selon les observateurs et les analystes, les choix de l’ancien entraîneur des Merlus n’ont pas été judicieux, à l’image de Feghouli qui, lors des trois premiers matches de poule, était dans ses petits souliers du moment qu’il était de très loin dans son niveau habituel même si lors du match avec les Ivoiriens, il a essayé en seconde mi-temps de se transcender mais timidement. En principe, le Breton l’aurait mis sur le banc et intégrer un autre joueur à l’image de Djabou. Un autre cas de figure est celui de Brahimi qui n’a pas mis en valeur sa technicité et ses passes lumineuses même si certains diront qu’il a eu un traitement particulier de la  part les défenseurs. De plus, son positionnement juste derrière les attaquants ne lui permet pas d’exprimer au mieux son talent comme il le fait avec son club le FC Porto. En outre, il a trop abusé dans la conservation du ballon au lieu de faire jouer ses camarades. Son remplacement par Kadir aurait apporter plus de punch et de percussion.

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