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Nationale

Alger sous haute surveillance

Alger sous haute surveillance

Depuis la convocation en septembre dernier par le président de la République d’une réunion ayant regroupé le Premier ministre Abdelmalek Sellal, le ministre de l’Intérieur Tayeb Belaïz, le conseiller à la Présidence Ahmed Ouyahia et les deux responsables de la DGSN et de la Gendarmerie nationale, Abdelghani Hamel et Ahmed Bousteila, le plan sécuritaire à Alger a visiblement changé. Beaucoup d’Algériens ont remarqué le nouveau dispositif sécuritaire mis en place dans la capitale voilà plus d’un mois.

Devant l’inquiétude des citoyens, des patrouilles pédestres de la Sûreté nationale sillonnent les quartiers, les places publiques, les lieux sensibles et surveillent jusque devant les stations d’essence. Chaque groupe de policiers est constitué de trois éléments, dont l’un est armé d’une mitraillette, cela sans compter les véhicules banalisés des unités d’intervention qui surveillent les lieux sensibles de la capitale. Le nouveau plan de sécurité mobilise plus de 10 000 policiers.

A cela s’ajoutent les unités de la Gendarmerie nationale qui sont également mobilisées pour couvrir les territoires qui sont de leur compétence. Pourquoi ce nombre important de policiers ? Pourquoi sont-ils fortement armés ? Quelle est la source qui est derrière cette armada de policiers dans la capitale ? Ce sont là quelques questions que se posent quotidiennement les Algérois.

« Cela fait bien longtemps que je n’ai pas vu un policier avec une mitraillette à la main. Je pense que cela fait plus de cinq ans que ces images ont disparu de la capitale, mais voilà qu’on assiste à leur retour », explique un jeune citoyen. Dans les bus, les taxis et les cafés, tout le monde parle de la présence musclée des éléments de la police dans les agglomérations.

Bien que cela réconforte certains, beaucoup d’autres n’ont pas caché leurs craintes. « Cela n’est guère réconfortant, les policiers sont sûrement à la recherche de terroristes qui auraient pu s’introduire à Alger pour relancer les attentats », pense un étudiant. En face, la DGSN explique que ce n’est qu’une mesure ordinaire, voire un changement de tactique. Contrer le banditisme, sécuriser les citoyens et leurs biens et contrôler la fréquence routière sont quelques arguments avancés par la DGSN.

Toutefois, les Algériens restent sceptiques, surtout en cette conjoncture dominée par l’insécurité qui règne dans la région et au niveau des frontières. Les Algériens à s’interroger sur le motif du nouveau dispositif sécuritaire. Faut-il le rappeler également, en début de septembre dernier, le président de la République avait réuni les responsables de la DGSN et de la Gendarmerie nationale aux côtés du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et du conseiller à la Présidence.

L’ordre du jour de cette importante réunion avait tourné autour des mesures sécuritaires à prendre pour contrer les dangers qui guettent le pays. C’est lors de cette réunion, expliquent les observateurs, que Bouteflika a donné des instructions au Premier ministre et aux responsables de la GN et de la DGSN pour durcir le dispositif sécuritaire face aux multiples dangers géostratégiques qui menacent la sécurité et la stabilité du pays. 

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