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Algérie-Chine

Alger – Pékin : Des relations historiques et stratégiques à pérenniser

Alger – Pékin : Des relations historiques et stratégiques à pérenniser

C’est un événement majeur et une première du genre. Un sommet entre la Chine et les pays arabes aura lieu le 9 décembre à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite avec pour objectif de renforcer la coopération, notamment économique, entre ce géant asiatique et les pays arabes.

L’Algérie, liée par des relations historiques avec la Chine, participera à cet important rendez-vous. Avec des relations considérées comme les plus fortes de toutes les relations arabo-chinoises, Alger et Pékin ont renforcé davantage ce partenariat avec la signature de deux plans de coopération, et ce à la veille de ce sommet.

Les relations de la Chine avec les pays arabes ne datent pas d’aujourd’hui. Elles se sont renforcées avec la création, en 2004, du Forum sur la coopération, qui renferme trois principaux mécanismes de travail, à savoir la réunion ministérielle, la réunion des hauts responsables et des sessions de dialogue politique stratégique de haut niveau. Ces dernières années, Pékin a conforté ses liens, surtout économiques, avec les pays arabes, mais avec l’Algérie, la Chine entretient des relations historiques. 

La Chine fut en effet le premier pays non arabe à reconnaître le gouvernement provisoire algérien et à soutenir la révolution algérienne. La Chine a, par la suite, reçu le soutien de l’Algérie, qui a appuyé la position de la Chine de siéger au Conseil de sécurité en tant que membre permanent. Ces relations historiques ont été renforcées au fil du temps, notamment concernant le volet économique. En effet, il y a une coopération entre les deux pays dans plusieurs secteurs, à l’instar des secteurs des hydrocarbures, de la construction et la santé, en sus d’échanges commerciaux qui ont atteint 9,1 milliards de dollars.

Avec des exportations chinoises en permanente augmentation, l’Algérie est devenue le 5e plus grand partenaire commercial africain pour la Chine, au moment où les exportations algériennes vers ce pays sont exclusivement les hydrocarbures. Des relations commerciales qui n’ont pas été interrompues durant la crise sanitaire du coronavirus.

Une période où les relations bilatérales et la solidarité ont été consolidées. L’Algérie, qui a adopté une politique de diversification de son économie, a émis le vœu de voir la Chine contribuer à cette stratégie, à travers la réalisation d’investissements à valeur ajoutée. La Chine, faut-il le signaler, est présente dans plusieurs secteurs d’activité.  

Dans le secteur des hydrocarbures, la Chine a investi beaucoup, principalement dans le cadre de la loi sur les hydrocarbures de 2005, qui avait pour but principal l’attraction des entreprises étrangères et nationales afin d’accroître le nombre de découvertes, d’explorations et de gisements en exploitation. Mais c’est dans le secteur du BTP que ce pays asiatique est fortement présent en Algérie, avec la réalisation de plusieurs grands projets. 

La Chine a, en effet, remporté la majorité des projets initiés au cours des deux dernières décennies par l’Algérie, dans le cadre de la construction des infrastructures de transports et des infrastructures de logements, dont les plus importants sont l’autoroute Est-Ouest, l’aéroport d’Alger, la Grande mosquée d’Alger, les sièges de plusieurs institutions, en plus de la construction, à 65 %, du port de Cherchell, qui devrait devenir une porte vers l’Afrique, sachant qu’il est relié à la Transsaharienne par un tronçon autoroutier, à même de consolider les liens commerciaux entre le géant asiatique, lequel a financé à 85 % ce mégaprojet sous forme de prêt concessionnel à long terme et à taux réduit convenu avec l’Exim-bank of China, et le Continent africain. Dans le secteur minier, l’entreprise nationale algérienne du fer et de l’acier Feraal a conclu un protocole d’accord avec un consortium chinois pour l’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf.

En somme, avec un nombre important d’entreprises chinoises activant en Algérie dans plusieurs secteurs d’activité, et la présence d’un nombre important de travailleurs chinois, la deuxième puissance économique mondiale est fortement présente en Algérie, laquelle veut placer ses produits sur le marché chinois.

Ainsi, la volonté de hisser à des niveaux supérieurs la coopération a été réitérée par les responsables des deux pays, sachant que depuis 2014, les relations bilatérales ont été portées au niveau de partenariat global. Au-delà de la coopération économique, une convergence de visions entre les deux parties sur les questions régionales et internationales est également à souligner. 

Elle se traduit par le soutien des causes justes et la préservation des droits et des intérêts légitimes des pays en développement. Alger et Pékin ont consolidé leur partenariat avec la signature de deux plans : « Plan exécutif pour la concrétisation conjointe de l’initiative de la Ceinture et de la route » et « Plan triennal de coopération dans des domaines clés 2022-2024 », et ce à la veille du Sommet sino-arabe de Riyad. Une relation bilatérale appelée à être renforcée par l’adhésion de l’Algérie aux BRICS. Une candidature qui a déjà reçu le soutien de Pékin.

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