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Op-Ed

Alger, Mecque des déchets de l’Occident

L’Algérie va devenir la base de lancement préférée des illuminés en tout genre, recalés, rejetés par leur propre système en Occident et qui viennent balancer des énormités, assurés croient-ils d’être en “terre hospitalière” pour les détraqués du bulbe, salafistes au QI de pneu rechapé et chargés de suffisance résiduelle à l’égard de l’indigène.
En somme, des convertis -à l’Islam, au tiers-mondisme et à tout ce qui peut être affublé du titre de « cause »- qui nous dispenseraient leurs lumières et leur occidentalité comme boucliers. Ils sont nos interprètes et nos alibis en même temps.
Il s’agit de ce troupeau de gens bien intentionnés, ces demi-cadres, demi-intellectuels, presque des penseurs, qui s’estiment méconnus dans leurs milieux d’origine et qui voient dans nos terres barbares l’île des pirates rêvée où ils pourront apporter leur contribution éclairée.
Arrivés, dans les bagages d’ex-expatriés ou de voyageurs imprudents, fiers comme des Indiens renégats qui ont capturé un blanc ou une blanche pour se racheter, ils nous prennent en charge, nous expliquent la vie et tentent par tous les moyens de nous convaincre que tel écrivain qui nous traîne dans la boue à chaque chronique nous veut en réalité du bien, que tel séparatiste philosémite spontané a vu la lumière en Israël et qu’un ex-fonctionnaire à la retraite coiffé comme un “clodo” aurait découvert les origines nazies du FLN.
Certains, persuadés de nous faire grand honneur, s’imaginent valider notre religion en l’embrassant, se proposent même d’expliquer que la Terre est plate et de nous inciter à rejeter la science profane. Leur lecture du Coran, après celle de la Bible, reste au niveau du ver de terre, indigne même de la Jahilya. Et nos fiers découvreurs de ces rebuts de l’Occident sourient comme des niais sur les plateaux télés.
Eperonnés par la soif de vengeance du dernier de la classe et le besoin de notoriété, ils s’affichent aux côtés de leur conjoint ou conjointe, heureux comme des colonisés à contretemps et s’enhardissent enfin à « publier », servis à bouche-que-veux-tu dans tous les micros complaisants de radios A ou Z, se lâchant sans retenue sur des vrais intellectuels producteurs de pensée comme si la simple transgression valait œuvre de maître.
Deux vagues de migrants se croisent en méditerranée : celle de nos jeunes désespérés et de nos cadres qui s’enfuient, et celle de déclassés de l’Occident, « bien disposés » envers l’indigène, pleins de suffisance européenne, s’estimant lumineux intellectuellement, vu le niveau du bled.
Des borgnes qui seraient rois en terre d’aveugles.
La vérité viendrait d’ailleurs, comme un mauvais pastiche d’une série télévisée de science-fiction. C’est ainsi que nous recevons des « experts » et des « spécialistes » de l’Islam, arrivage direct de Paris, qui nous éclairent sur notre religion avec une connaissance hyperréaliste, construite et consolidée par de sérieux stéréotypes en béton armé, béton conçu dans les meilleurs préjugés d’outre-méditerranée. Il ne suffisait pas d’avoir des journalistes approximatifs, il a fallu leur adjoindre des gratte-papier parisiens, caution intellectuelle de nos nullités nationales.
L’Algérie n’est pas une poubelle.
N’en déplaise à nos tombeurs de tabous, « pas solidaires » de la Palestine , « dénonciateurs » en chocolat juste mus par une ambition démesurée, nous gardons notre religion et, même si elle est manipulée, tordue par des fous de Dieu, nous comptons bien la sauver des salafistes internes et des nouveaux qui débarquent, voilées, barbus et faux laïques. Qu’ils nous aspergent d’Eau de Cologne en lieu et place d’eau bénite !

Le zèle du nouveau converti n’explique pas tout. L’Algérie est hospitalière mais il ne faut pas pousser.

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