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Alger et Moscou sur la même longueur d’ondes

Alger et Moscou sur la même longueur d’ondes

Le Ministre de l’énergie M. Noureddine Boutarfa, a été reçu avant-hier à Moscou par son homologue russe, Alexander Novak, pour discuter notamment des cours du pétrole et du maintien de la production mondiale. Les deux parties ont marqué leur satisfaction quant à la mise en œuvre de l’accord des pays OPEP et non OPEP de fin 2016.

Moscou et Alger soutiennent une prolongation de l’accord sur une réduction de la production de pétrole des pays OPEP et non Opep pour une durée de 9 mois supplémentaires, a fait savoir Noureddine Boutarfa à l’issue de sa rencontre avec son homologue russe Alexander Novak. « Nous nous sommes prononcés, M. Novak et moi en faveur d’une reconduction de l’accord pour la réduction de la production pétrolière jusqu’en mars 2018 ».

« Nous avons relevé, à ce propos, la nécessité de mettre en place une commission d’experts qui sera chargée de suivre les développements du marché mondial afin que nous puissions prendre les décisions idoines dans toutes les situations », a ajouté M. Boutarfa, dont la visite à Moscou intervient à quelques jours de la réunion des pays de l’Opep prévue le 25 mai à Vienne.
Outre la situation du marché pétrolier mondial, les discussions ont également porté sur la coopération bilatérale algéro-russe dans le secteur énergétique.

« Une Commission de hauts cadres algériens se déplacera à Moscou la semaine prochaine pour définir les voies et moyens de booster davantage la coopération algéro-russe dans le domaine de l’énergie », a précisé M. Boutarfa. Pour rappel, la Russie, pays non membre de l’OPEP, s’était déjà prononcée en faveur d’une prolongation de l’accord de réduction de la production. Lundi dernier, le président Vladimir Poutine s’est dit « optimiste » concernant une éventuelle reconduction de l’accord.

La Russie et l’Arabie saoudite, grands producteurs de pétrole, étaient eux aussi tombés d’accord, lundi dernier, sur la nécessité d’une prolongation de l’accord de réduction jusqu’en mars 2018. Cette mesure doit permettre « de réduire le niveau des stocks de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années et de souligner la détermination des producteurs à assurer la stabilité, la prévisibilité et le développement durable du marché », avaient indiqué M. Novak et son homologue saoudien, Khaled Al-Faleh dans un communiqué commun.

« Moscou et Ryad consulteront les autres pays producteurs de pétrole avant le 25 mai afin de parvenir à un consensus complet sur une prolongation pour 9 mois de l’accord de réduction de la production », avaient-ils avancé.
Les pays membres de l’OPEP et onze pays producteurs non membres vont discuter de la possibilité de prolonger l’accord de réduction de la production, à Vienne, les 24 et 25 mai, avait ajouté le ministre russe.

Pour sa part, le ministre koweïtien du pétrole, Issam Elmerzoug, qui préside la commission chargée de vérifier les réductions, avait affirmé lundi dernier que les pays producteurs de pétrole devraient renouveler un accord sur une extension de six mois de la réduction de la production de pétrole.

« Il y a un consensus presque total sur l’importance d’étendre l’accord sur au moins six mois », avait-il dit. Boutarfa, dans le cadre de ces consultations, s’était entretenu le 11 mai courant à Baghdad avec son homologue irakien, Jabber Al-Aluaibi, sur les préparatifs de la prochaine conférence de Vienne.

Les deux ministres se sont exprimés en faveur d’une prolongation de l’accord de réduction de la production pétrolière des pays OPEP et non OPEP. Moscou et Alger ont salué également le niveau de conformité des engagements des pays OPEP et non OPEP qui a culminé à plus de 95 %, ce qui a fortement contribué à la réduction des stocks, notamment les stocks flottants. Selon les ministres, cette conformité aux engagements témoigne de la volonté des pays OPEP et non OPEP ainsi que des efforts conjoints qu’ils déploient afin d’équilibrer et de stabiliser les marchés pétroliers.

A cet effet, les deux ministres soutiennent l’extension de l’accord pour 9 mois supplémentaires. Par ailleurs, le ministre de l’Energie a proposé la mise en place d’un comité conjoint OPEP et non OPEP de haut niveau qui sera chargé d’étudier la situation du marché et de faire des propositions susceptibles d’aider à la prise de décisions lors des réunions ministérielles OPEP et non OPEP.

Sur le registre bilatéral, les deux ministres ont confirmé leur volonté de renforcer leur coopération et leur partenariat, notamment dans le domaine gazier. Ils ont également échangé sur les voies et moyens de renforcer l’action du GECF (forum des pays exportateurs de gaz) en vue de mieux défendre les intérêts des pays gaziers. M. Boutarfa a appelé, par ailleurs, les entreprises à répondre à l’appel à investisseurs pour le projet « Atlas I », qui sera lancé incessamment.

Les pays producteurs (OPEP et non OPEP) tablent sur une baisse des réserves de brut de plus de 2,6 millions de barils, de celles d’essence d’un million de barils et d’une autre des produits distillés de près d’un million et demi de barils, soit des baisses significatives qui ne manqueront pas d’avoir des incidences directes sur les cours mondiaux.

La production de l’OPEP avait été fixée à 33,5 millions de b/j en septembre dernier à Alger. En avril, la production de pétrole des Etats-membres de L’OPEP n’a reculé que de 18 200 barils par jour selon le rapport mensuel du cartel.

Le mois dernier a été, de très loin, le plus faible sur ce critère puisque les baisses enregistrées mensuellement depuis le début de l’année ont toujours été de plusieurs centaines de milliers de barils par jour. Au sein de l’OPEP, l’Arabie saoudite et l’Angola ont notamment ouvert leurs vannes alors que la production a baissé aux Emirats, en Libye, en Irak et en Iran.

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