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Alger est-elle à l’abri d’un attentat ?

Alger est-elle à l’abri d’un attentat ?

Le 11 décembre 2007, un double attentat kamikaze avait ciblé la capitale. Alger avait été secouée par deux fortes explosions ayant engendré 72 morts dont 17 employés de l’ONU. Huit ans après, Alger est-elle à l’abri d’un nouvel attentat suicide ? La menace est permanente vu les multiples avertissements de Daech et d’Aqmi.

Il y a huit ans jour pour jour, Alger avait été secouée par un double attentat suicide perpétré par Al Qaida au Magheb Islamique (Aqmi) qui avait causé la mort à de 37 algériens. Le 11 décembre 2007 restera gravé à jamais pour beaucoup d’Algériens, surtout ceux qui ont vécu les attentats suicides de Ben Aknoun et Hydra.

Les rescapés gardent toujours en mémoire ces fortes déflagrations causées par trois jeunes kamikazes déterminés à faire exploser les sièges du Haut commissariat des réfugiés et du Conseil constitutionnel.

Choqués, les Algériens avaient la certitude que le pays vivaitt un retour des attentats dans l’Algérois, après une décennie noire meurtrière. La première voiture piégée a visé le siège du Conseil constitutionnel et la proximité de la Cour suprême, touchant un bus de transport d’étudiants à Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger.

La seconde voiture piégée conduite par un kamikaze a explosé, quelques dizaines de minutes après, devant le siège des Nations Unies et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans le quartier résidentiel de Hydra, qui abrite également les ministères de l’Énergie et des Mines, ainsi que des ambassades, chancelleries et résidences diplomatiques.

Quelques heures après les attentats, dans un communiqué publié sur un site internet islamiste, Al Qaïda au Maghreb islamique, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) avait revendiqué le double attentat.

Le mode opératoire de ces attentats est identique à celui observé lors des attentats du 11 avril 2007 à Alger, et confirme la nouvelle orientation d’Aqmi, qui calque désormais ses actions sur le modèle des attentats-suicides perpétrés en Irak et en Afghanistan. Ce double attentat suicide avait fait 37 morts et 177 blessés.

Cependant des sources médicales avaient évoqué 62 à 72 morts. Huit ans sont passés mais le risque des attentats-suicides persiste malgré la forte présence des forces de sécurité, et malgré aussi la baisse de la capacité de nuisance des groupes armés affiliés à Aqmi. Aujourd’hui, la conjoncture est tout autre. L’émergence de l’organisation terroriste internationale, Etat Islamique (EI) appelée Daech a relancé cette peur d’un attentat kamikaze à Alger.

L’apparition du groupe armé « Jound El Khilafa « en 2014 est une autre preuve de cette crainte du retour des attentats. Cette petite organisation terroriste qui a déclaré son allégeance à l’Etat Islamique est à l’origine de l’enlèvement du ressortissant français, Hervé Gourdel, à Tikajda avant sa décapitation. Fort heureusement, « Jound El Khilafa « a été décimé par les forces de l’ANP suite à des opérations spectaculaires qui se sont soldées par l’élimination d’une trentaine de membres de ce groupe armé, dont leur « émir » Abdelmalek Gouri.

Alger est-elle à l’abri d’un attentat-suicide

Depuis la série d’attentats-suicides de 2007 qui avaient ciblé les sièges du palais du Gouvernement, le commissariat de Bab Ezzouar, le bureau de l’ONU a Hydra et le siège du Conseil constitutionnel de Ben Aknoun, la nébuleuse d’Aqmi n’a pas réussi à actionner d’autres attentats, face à la présence et à la vigilance des forces de l’ordre.
Mais malgré cette solide présence des forces de sécurité, la capitale est-elle à l’abri d’un nouvel attentat criminel ?

Il est important de signaler que cette accalmie repose sur la grande efficacité des forces de sécurité qui, à maintes reprises, ont mis en échec d’importantes tentatives des terroristes de commettre des attentats à Alger. Cette situation a poussé « l’émir national » d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel, à revoir sa stratégie en tentant à chaque reprise d’envoyer d’autres candidats kamikazes pour exécuter de nouvelles actions dans l’Algérois, en vain. Ils ont été tous neutralisés.

Nacer Toumi et Youssef Ben Moussa, natifs du Grand Sud algérien ont été recrutés, il y a quelques années, par la nébuleuse, tout les ex-candidats de Bourouba, recrutés eux aussi par les acolytes d’Abou Moussaâb Abdelouaddoud, pour commettre des attentats suicides. Ces derniers, en situation socioprofessionnelle très difficile, ont été utilisés par Aqmi pour devenir des candidats kamikazes. Les terroristes d’Aqmi ont toujours investi dans les profils les plus égarés de la société pour les convaincre de rejoindre leurs rangs.

La menace d’un attentat à Alger est toujours présente. D’ailleurs les experts des questions sécuritaires ont toujours expliqué que le risque zéro n’existait pas et que la menace terroriste demeure. A Alger, la vigilance des citoyens et des forces de sécurité a baissé malgré les multiples découvertes d’armes de guerre et d’explosifs dans les quatre coins du pays. Dans le métro d’Alger, par exemples, les passagers ne sont jamais fouilles par les policiers ; pourtant beaucoup de passagers portent des bagages suspects.

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