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Nationale

Alger dans le top 10

Alger dans le top 10

Alger est l’une des villes les moins agréables à vivre, selon le classement établi par un cabinet britannique.

Le cabinet Economist Intelligence Unit (EIU) a classé Alger parmi les villes les moins agréables à vivre. Notre capitale occupe la 132e place sur les 140, se retrouvant entre Douala (Cameroun) et Harare (Zimbabwe), rapporte l’hebdomadaire The Economist. Dans son classement annuel, The Economist Intelligence Unit place la capitale française au 29e rang mondial des villes où il fait le mieux vivre. Un recul de plus de dix places qui s’explique notamment par les attentats de janvier.

L’Europe prend une petite claque de désamour. Selon le classement annuel publié mardi par ledit cabinet Intelligence Unit (EIU) des 140 villes où il fait bon vivre, le vieux continent connaît un fort recul de ses représentantes.

En cause : la baisse de la qualité de vie, liée aux attentats parisiens, à la crise économique et à la guerre en Ukraine. L’étude note « l’influence des actes de violence et des troubles civils sur la stabilité autour du monde » et explique le recul de villes comme Paris ou Tunis par « les récents événements terroristes ayant touché les deux pays ». 17e en 2014, la capitale française (29e) a en effet reculé de douze places en un an après les actes terroristes de janvier dernier.

Melbourne, ville la plus agréable du monde

Au chapitre des villes les plus agréables à vivre, et pour la cinquième année consécutive, Melbourne truste la tête de ce classement. La ville australienne est notamment réputée pour ses excellents dispositifs de santé, son secteur éducatif performant et sa capacité à créer de nombreux emplois. L’Australie est également représentée par Adelaïde (5e). Ainsi, le top 5 reste inchangé par rapport à l’an passé : Melbourne est suivie par Vienne, Vancouver, Toronto, et Calgary, à égalité avec Adelaïde. 

Au niveau européen, derrière la capitale autrichienne, le podium est complété par Helsinki et Zurich. Paris n’est, de son côté, pas seule à perdre des places puisque Stockholm a également perdu neuf places. L’EIU explique ces chutes de nombreuses capitales, ainsi que celles des hubs mondiaux que sont Tokyo (15e), Londres (53e) et New York (55e) par « des niveaux de criminalité plus élevés, ainsi que des problèmes de congestion et de transports publics ».

Ce type de classement donne à méditer sur les efforts des pouvoirs publics visant à rendre Alger confortable, cela d’autant qu’elle est historiquement la porte de l’Afrique. En effet, les chantiers titanesques engagés dans les différents secteurs de la vie, à l’instar des transports en commun renforcés par la mise en service du métro, du tramway et de nouvelles dessertes du téléphérique, ou encore l’inauguration de plusieurs hôtels de différents standings, ou bien encore l’installation d’espaces de loisirs et de détente à l’image des Sablettes, ne semblent pas convaincre les organisateurs de ce genre de classement.

Cependant, l’état actuel de notre secteur de santé ou de l’éducation, deux critères parmi les plus importants dans la notation, ne permet pas d’espérer une amélioration du classement d’Alger dans le concert des villes du monde. Nos hôpitaux n’inspirent plus la confiance aux patients tandis que nos universités sont loin de figurer dans le classement des universités qui dispensent un savoir répondant aux normes. Enfin, d’autres paramètres jouent en défaveur d’Alger. La saleté qui caractérise nos rues, quartiers et cités, l’incivisme des citoyens et la cherté de la vie en général.

Les produits de consommation, la restauration, l’immobilier et l’hébergement dans les structures hôtelières à Alger sont excessivement chers. En définitive, la capitale continue d’être la victime des spéculateurs de tous bords et a perdu, depuis fort longtemps, sa réputation d’ »Alger la blanche « .

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