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Nationale

Alger-Béjaïa en bateau pour de vrai

Alger-Béjaïa en bateau pour de vrai

Le ministre des Transports, Boudjemâa Talai, a inauguré la première desserte maritime nationale entre Alger et Béjaïa qui rapproche les deux villes en 4 heures par voie maritime.

L’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs a réceptionné deux nouveaux navires, Seraidi et Badji Mokhtar 2. Le premier est destiné à la ligne Alger-Béjaïa. Les deux navires sont d’une capacité de 206 passagers. Selon le ministre, le coût de chaque navire ayant une moyenne d’âge de quatre ans, s’élève à 350 millions de dinars.

Et d’ajouter que le pilotage de ces deux navires est assuré par des équipages algériens. Des professionnels italiens participent cependant à la formation du personnel algérien. Une sorte de passation de consignes, a expliqué le ministre des Transports.

Selon les explications fournies lors de la cérémonie d’inauguration, les Seraidi et Badji Mokhtar 2, avec 38 mètres de long, et 7 mètres de large, peuvent naviguer à une vitesse atteignant 30 nœuds, soit l’équivalent de près de 60 km/h.

Le prix du billet de voyage à bord du Seraidi varie entre 500 et 1 200 DA, selon le type d’abonnement (par personne, famille, groupe et personne à mobilité réduite), a expliqué M. Talai.

Une desserte quotidienne entre Alger et Béjaïa sera assurée quotidiennement en aller-retour. Néanmoins, la desserte ne pourra pas s’effectuer durant la période hivernal, en raison du mauvais temps. Les navires sont en effet des monocoques, qui sont interdits de navigation lorsque les conditions météorologiques sont défavorables.

De nouvelles lignes bientôt lancées

Le navire Badji Mokhtar 2 devra desservir la ligne maritime Mostaganem-Arzew-Oran, a indiqué M. Talai. L’ENTMV compte acquérir trois autres navires pour couvrir les lignes Tipasa-Cherchell et Skikda-Annaba, a ajouté le ministre des Transports.

Ce dernier a également visité le quai pétrolier d’Alger, où il a annoncé la réalisation prochaine d’une installation qui permettra d’augmenter la capacité de celui-ci en termes d’accostage de navires pétroliers et mettra un terme au problème des navires qui restent en rade.

« Pour faire du déchargement en mer, nous allons faire une petite installation flottante afin de pouvoir traiter quatre bateaux en même temps », a-t-il indiqué en réponse à une question du Jeune Indépendant sur les navires pétroliers en rade au port d’Alger. La capacité actuelle du quai pétrolier est de deux navires seulement, a ajouté le ministre.

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