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Nationale

Alger à l’écoute de l’UPM

Alger à l’écoute de l’UPM

Une visite de travail en Algérie du SG de l’UPM est prévue dès que les conditions sanitaires le permettront, selon le communiqué du ministère de Affaires étrangères rendu public ce samedi 21 novembre  à l’issue d’un entretien téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et le SG de l’Union pour la Méditerranée (UPM), Nasser Kamel, avec lequel il a échangé sur les perspectives de la coopération bilatérale.
«L’entrevue a été une occasion pour les deux responsables d’échanger sur la coopération bilatérale entre l’Algérie et cette organisation régionale, ainsi que sur les perspectives de son renforcement», précise le ministère des Affaires étrangères.
Au cours de cet entretien, le ministre et le SG de l’UPM ont abordé l’état des préparatifs du Forum régional de l’UPM, prévu le 27 novembre 2020. Cet événement, faut-il le souligner, coïncide cette année avec la célébration du 25e anniversaire du processus de Barcelone, souligne le communiqué. Nasser Kamel a exprimé sa «satisfaction concernant la participation active et qualitative de l’Algérie aux dernières activités de l’UPM organisées dans le cadre des efforts régionaux pour faire face efficacement aux impacts socio-économiques de la crise, induits par la propagation de la pandémie de la Covid-19».

De son côté, Sabri Boukadoum a «salué les efforts de l’UPM dans le contexte de la crise sanitaire actuelle et a exposé les efforts consentis par l’Algérie en la matière». Le chef de la diplomatie algérienne a également «renouvelé l’engagement de l’Algérie à travailler de concert avec le secrétariat de l’UPM en vue de consolider et diversifier leur coopération».
Récemment, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a pris part, par visioconférence, aux travaux du Forum de l’Union pour la Méditerranée (UPM) sur le commerce et l’investissement, indique un communiqué du ministère du Commerce. Il a été question également de l’encouragement de l’investissement dans l’industrie alimentaire, le numérique, les start-up, les industries pharmaceutiques, la production agricole, l’exportation et les grands réseaux de distribution, tout en garantissant les moyens adéquats pour propulser la femme productrice dans les différents domaines d’exportation et l’associer dans diverses manifestations économiques.

Ce projet, initié par le président français Nicolas Sarkozy, ne cesse de faire des vagues des deux côtés de la mer Méditerranée, notamment sur la rive Sud, dont des pays comme l’Algérie et la Libye ont émis des réserves quant à l’utilité de ce regroupement.
Pour l’Algérie, les choses ne sont pas encore claires. Au-delà des contours de ce projet, qui ne sont pas encore clairement établis par rapport, notamment, à la présence non souhaitée d’Israël et au conflit du Sahara occidental, elle s’est gardée de trop s’impliquer dans cette organisation. L’Algérie a toujours eu un rapport distant envers la Méditerranée et des relations difficiles avec l’Europe.

Du processus de Barcelone à l’Union pour la Méditerranée (UPM), une prudence parfois excessive a marqué sa position vis-à-vis de toute initiative européenne se rapportant à cet espace régional, notamment lorsque celle-ci émane de l’ancien colonisateur.
L’UPM est une organisation  intergouvernementale rassemblant 43 pays d’Europe et du Bassin méditerranéen : les 27 Etats membres de l’Union européenne et 15 pays méditerranéens partenaires de l’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de l’Europe du Sud-Est. Son secrétariat général se situe à Barcelone.
L’UPM a été fondée le 13 juillet 2008. L’organisation est destinée à renforcer le partenariat euro-méditerranéen (Euromed), mis en place en 1995 sous le nom de Processus de Barcelone.

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