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Nationale

Alessandro Patti : « L’Algérie est un marché important pour Cartier »

Alessandro Patti : « L’Algérie est un marché important pour Cartier »

Le Jeune indépendant : Comment évaluez-vous l’année 2015 chez Cartier ?

Alessandro Patti : L’année 2015 a été globalement une année positive pour la maison Cartier au niveau mondial. On a vu des marchés qui ont très bien marché, d’autres qui n’ont pas mal résisté et d’autres encore qui ont été touchés par le ralentissement de l’économie mondiale. Mais globalement, le fait que le maison ait une vision internationale, on a pu faire face aux crises. Pour ce qui est du marché africain, 2015 a été une année complexe. Cela est lié à la chute des prix du pétrole, mais on a enregistré une excellente résistance de la maison Cartier. Les ventes n’ont été que partiellement touchés par cette crise. On a vu notamment la monnaie de plusieurs pays de l’Afrique centrale se dévaluer fortement, ce qui a amené les gens à investir dans des créations Cartier afin de transformer leur monnaie locale très volatile dans ces créations qui sont intemporelles et qui vont garder leur valeur pour plusieurs années. Donc on a eu ce cas de figure dans plusieurs pays où les gens ont transformé leur devise locale en produits Cartier.

Quid du marché algérien ?

On est très content du marché algérien qui a été très intéressant en 2015. Nous avons un partenaire historique depuis plusieurs années en Algérie, deux points de ventes à Alger et un projet d’ouvrir un troisième dans une autre ville d’Algérie, Oran. Mais depuis 2013, nous avons remarqué une forte croissance sur le marché algérien. Mais malgré cela, le luxe ne s’est pas vraiment installé en Algérie, même si la clientèle est prête déjà. On remarque que beaucoup d’Algériens voyagent en Europe pour acheter des produits Cartier ou d’autres marques qu’ils n’ont pas sur le marché local. Il n’y a pas encore la bonne offre et ceci est lié aux droits de douanes imposés aux marques de luxe en Algérie. Mais ceci dit, durant ces trois premières années de présence en Algérie, Cartier a bien évolué. Nous avons élargi notre base de clients, installé toutes les nouveautés, et grâce à notre partenaire local, on a eu un taux de croissance à deux chiffre qu’on prévoit également pour les trois prochaines années.

Est-ce que le marché algérien est traité de la même manière que les autres marchés africains ?

Aujourd’hui, l’Afrique est une galaxie de 54 pays et Cartier est présent dans 26 pays où nous disposons d’un agent local dans la moitié d’entre eux. Sur les 13 autres pays, nous sommes implantés directement. En Algérie, nous sommes présents via un agent local. Le marché algérien est traité comme un marché principal, où nous livrons toutes les nouveautés depuis l’Europe au moment de leurs sorties mondiales. On trouvera donc toutes les nouveautés du SIHH, notamment les deux nouvelles collections Drive et Hypnose. On prépare également un grand évènement à Alger pour la fin de l’année 2016.

Aujourd’hui, la marque Cartier est présente en Algérie essentiellement avec sa haute horlogerie. Est-ce que vous prévoyez d’élargir cela vers d’autres produits ?

Oui, effectivement. Par exemple, la parfumerie Cartier est en plein essor. Aujourd’hui, on est en train de revoir complétement sa distribution en Afrique. Je pense que nous devrons renforcer la présence de nos parfums Cartier en Algérie. Même chose pour les lunettes où on a plutôt besoin de plus de visibilité par rapport à nos concurrents.

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