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Nationale

Al-Qods : L’Algérie dit stop au fait accompli

Al-Qods : L’Algérie dit stop au fait accompli

Face aux tentatives visant à modifier le caractère, le statut et la composition démographique d’Al-Qods, l’Algérie a appelé ce dimanche, à une mobilisation arabe et islamique coordonnée dans les enceintes internationales. Intervenant lors d’une réunion ministérielle consacrée à la ville sainte, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a placé cette bataille sur le terrain du droit, tout en appelant à transformer les positions en action politique et diplomatique.

« Ne plus se contenter de constater, mais agir ». C’est l’appel lancé par M. Attaf à New York en faveur d’une action arabe et islamique coordonnée pour défendre le statut d’Al-Qods et faire obstacle aux tentatives d’imposer de nouvelles réalités sur le terrain.

Pour le ministre d’Etat, le statut de la ville sainte ne peut être traité comme un simple élément d’un processus politique, « mais comme une question de justice et de légalité internationale ».

Cette lecture fonde la position algérienne. Les transformations imposées sur le terrain ne sauraient modifier le statut juridique de la ville. M. Attaf a ainsi souligné que « toute mesure unilatérale visant à modifier le caractère, le statut ou la composition démographique de la ville ne saurait créer de droit ni conférer de légitimité ».

Mais au-delà de la dénonciation du fait accompli, l’Algérie appelle surtout à une réponse collective. Le ministre d’Etat a plaidé pour « une action arabe et islamique coordonnée » au sein des Nations unies et dans les différentes enceintes internationales, afin de défendre le statut juridique d’Al-Qods, de faire obstacle aux tentatives d’imposer de nouvelles réalités et de renforcer la protection de ses habitants.

La démarche défendue par l’Algérie repose d’abord sur la préservation de l’identité de la ville et de son statut historique et juridique. M. Attaf a rappelé qu’Al-Qods est une terre palestinienne occupée depuis 1967 et que son statut ne peut être dicté par les réalités imposées sur le terrain.

La protection de la ville passe aussi par celle de ses habitants et de ses lieux saints. L’Algérie a ainsi réaffirmé la nécessité de préserver le statu quo historique et juridique dans les sanctuaires musulmans et chrétiens, « en particulier à la mosquée Al-Aqsa dans son intégralité ».

Pour M. Attaf, les atteintes qui se multiplient à Al-Qods ne constituent pas des faits isolés. Elles participent d’une dynamique qui touche à la fois au caractère de la ville, à son identité et à sa composition démographique. D’où l’appel à renforcer la protection juridique et politique des habitants d’Al-Qods et à maintenir cette question au cœur de l’action arabe et islamique.

Le ministre d’Etat a surtout insisté sur l’urgence de franchir un cap dans la réponse collective, déclarant qu’« Al-Qods ne nécessite pas davantage d’analyses, mais une volonté de la protéger ».

Le droit international, la légalité internationale et l’histoire « ont dit leur mot », a-t-il poursuivi. Ce qui manque désormais, selon lui, est leur traduction en « position collective » et en « action politique et diplomatique ».

C’est précisément sur ce terrain que se situe l’appel algérien : utiliser les enceintes internationales pour défendre le statut d’Al-Qods, contrecarrer les tentatives d’imposer le fait accompli et empêcher que la répétition des violations ne finisse par les banaliser. Attaf a conclu son intervention en rappelant que la protection de la ville sainte, de ses lieux saints et de son identité constitue une responsabilité collective. Elle impose, a-t-il souligné, de « rejeter l’occupation, de refuser de s’y accommoder » et de ne pas transformer ses violations « en une réalité ordinaire ».

A New York, dans le cadre de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU, l’Algérie a ainsi appelé à faire de la défense d’Al-Qods un combat diplomatique collectif, où le droit international ne doit pas seulement être invoqué, mais défendu par une action arabe et islamique coordonnée.

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