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Nationale

Air Algérie : deux syndicats réclament la reprise des vols

Air Algérie : deux syndicats réclament la reprise des vols

Deux principaux syndicats d’Air Algérie, l’UGTA Air Algérie et le syndicat des pilotes de lignes algériens (SPLA) ont demandé la reprise des vols estimant que la situation de la compagnie aérienne est situation critique en raison des pertes financières.

L’UGTA et le SPLA déplorent l’absence d’un minimum de mesures d’accompagnement de la compagnie de la part des pouvoirs publics.
Les deux syndicats d’Air Algérie dénoncent le fait que l’activité de la compagnie soit réduite à de simples de rapatriement « à perte », charters ainsi que « le maintien de l’activité cargo ».

Ils déplorent que les compagnies étrangères soient autorisées à opérer quotidiennement au départ des aéroports algériens moyennant des sommes importantes souvent en devises, en allusion notamment à Air France et ASL Airlines. Ces deux compagnies opèrent des vols spéciaux entre l’Algérie et la France depuis avril dernier.

Selon les deux syndicats d’Air Algérie, la compagnie risque d’enregistrer un manque à gagner du fait de son inactivité et pourrait même perdre sa clientèle au profit des autres compagnies à moyen terme.

En parallèle de la reprise des vols, les partenaires sociaux réclament une aide de l’Etat pour que leur compagnie puisse engager la relance.

Tout en rejetant le projet de création de compagnies privées low-cost, les deux syndicats d’Air Algérie appellent le gouvernement à agir en toute urgence pour permettre à la compagnie de reprendre « graduellement » ses activités de manière progressive.

Il s’agit, pour l’UGTA et le SPLA, de la reprise des vols intérieures  qui pourraient servir de préparation pour la reprise du trafic international sous conditions de l’application stricte d’un protocole sanitaire appliqué partout dans le monde.

« La situation sanitaire pouvant se maintenir dans le temps, nous pensons qu’il est opportun de se pencher sur une réouverture des frontières avec un protocole sanitaire qui garantirait un contrôle du risque d’importation du virus », écrivent les deux syndicats.

Cela permettrait également de maintenir la flotte de la compagnie en état de navigabilité. Un avion cloué au sol coûte plus cher qu’un avion qui vole même à minima, estiment les syndicats.

Contrainte à clouer ses avions au sol depuis la suspension du trafic aérien le 17 mars dernier, Air Algérie devrait enregistrer, cette année, des pertes estimées à 35 milliards de dinars, selon le ministre des Finances.

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