Ramadhan et Aïd-el-Fitr : Un mois dur pour les bourses des algériens
Les derniers jours du mois de ramadhan ont déclenché le compte à rebours pour la fête de l’Aïd-el-Fitr, comme en témoigne l’ardeur commerciale constatée au niveau des magasins, particulièrement ceux spécialisés dans le prêt-à-porter pour enfants. En effet, cette année, les parents se sont déplacés avec force, et ce suite à l’allègement des restrictions sanitaires imposées depuis mars 2020.
A quelques jours de cette fête religieuse, qui marque la rupture d’un mois de jeûne, la fièvre des achats des vêtements est déjà montée d’un cran. Dès la fin de la prière des tarawih, et jusqu’à une heure tardive de la nuit, les parents, accompagnés de leurs bambins, se bousculent dans les boutiques, magasins et autres grandes surfaces spécialisées dans l’habillement.
Fermés en début de journée, ces espaces commerciaux se remettent à fonctionner à plein régime après le ftour pour recevoir une clientèle nombreuse, constituée majoritairement de femmes et d’enfants. Les artères principales de chaque ville de la wilaya, en particulier le chef-lieu de wilaya, sont investies par les clients. Les magasins de vêtements sont, quant à eux, richement fournis, et les clients ne trouvent rien à dire, sinon demander un rabais pour acheter tel ou tel article.
Le client a l’embarras du choix. « Certains articles proposés sont de très bonne qualité, seulement, les prix sont exorbitants. Cependant, nous sommes habitués à ce genre de dépenses. C’est un passage inévitable », confie au Jeune Indépendant un père de famille, qui a visiblement trop déboursé. Certains parents en perdent carrément la tête devant la valse des prix proposés par les commerçants. « Il est pratiquement impossible pour un simple fonctionnaire de satisfaire ses enfants », affirme Kamel en scrutant des yeux les prix affichés dans un grand magasin à Blida.
Si le choix est varié, les prix demeurent très élevés et la qualité n’est pas souvent au rendez-vous, estiment d’autres clients. « Les prix sont excessivement élevés par rapport à la qualité des articles exposés », relève Achdjene. Pour échapper à la flambée des prix, qui caractérise cette période de l’année, certains parents prévoyants ont pris les devants en faisant leurs achats quelques semaines avant le début du ramadhan.
« J’ai acheté tout le nécessaire pour l’Aïd bien avant le ramadhan. Maintenant, je suis tranquille », affirme Nadjia, mère d’une fille de 13 ans. Mais, pour d’autres, le moment n’était pas propice pour faire des achats. « J’étais tentée de faire mes achats avant le ramadhan pour échapper à la traditionnelle flambée des prix, sauf que les vêtements disponibles alors n’étaient pas intéressants. J’ai donc été contrainte d’attendre le début du mois de ramadhan pour habiller mes enfants pour l’Aïd », dit Radia, rencontrée au niveau d’un magasin.
Avec ces deux évènements religieux, le ramadhan et l’Aïd, les chefs de famille ont été saignés à blanc, surtout que d’autres circonstances évènementielles sont très proches. Il s’agit bien sûr des vacances et de l’Aïd-el-Adha.