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Nationale

Aïd-el-Adha :Le président de l’APOCE fustige des collectivités locales

Aïd-el-Adha :Le président de l’APOCE fustige des collectivités locales

En prévision de l’Aïd-el-Adha 2019, quelques 1 090 points de vente ont été mis en place au niveau national à l’initiative du ministère de l’Agriculture. C’est ce qu’a indiqué,ce dimanche à Alger, le directeur des services vétérinaires auprès du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhalim Yousfi.

Il a affirmé que la permanence au niveau des bureaux d’hygiène sera assurée durant les deux jours de l’Aïd en vue de faciliter le contrôle vétérinaire de la viande des moutons sacrifiés. Pour ce faire, a-t-il fait savoir, plus de 2 000 vétérinaires relevant du secteur public et environ 9 000 vétérinaires privés ont été mobilisés à l’échelle nationale. Il a précisé que le ministère de l’Agriculture a instruit les collectivités locales de prendre les mesures nécessaires pour aménager les espaces appropriés afin d’accueillir les points de vente en question. Cependant, les dispositions prises par les autorités n’ont pas endigué l’anarchie récurrente qui règne dans les quartiers populaires à l’approche de cette occasion.

A ce propos, le président de l’Organisation algérienne pour la protection et l’orientation des consommateurs et son environnement (l’organisation APOCE), Mustapha Zebdi, a fait observer que la multiplication des points de vente de moutons non autorisés est due essentiellement à la négligence et l’indifférence des collectivités locales. Ces dernières coopèrent pas, et ne veillent pas à la réussite des programmes arrêtés pour l’organisations des espaces adéquats à même de faire profiter le consommateur de la disponibilité et de la bonne qualité du cheptel que recèle notre pays, estime-t-il. Vu le manque d’espaces en mesure de répondre aux besoins des grandes villes et de contenir le nombre important du cheptel à commercialiser, les éleveurs ne sont pas attirés et motivés pour y venir, tient à préciser le président de l‘APOCE.

M. Zebdi, lors d’une conférence de presse, a fait état de plus de 500 marchés illégaux ayant été improvisés dans la capitale, appelant le consommateur à éviter ces marchés qui échappent à tout contrôle vétérinaire et, par voie de conséquence, ne garantissent pas une bonne santé de la bête à sacrifier. Tous ces facteurs, explique Zebdi, sont à l’origine de l’instabilité des prix, qui sont tributaires de la disponibilité du produit, et ce malgré une baisse non négligeable enregistrée cette année dans le prix du mouton, allant de 10 à 15% par rapport à l’année dernière. En vue d’éviter le scénario des années 2015 et 2016 et les supputations qu’avaient suscitées la putréfaction de la viande de moutons, l’intervenant a lancé, dans ce sens, un appel aux consommateurs afin d’exiger leur bon de transaction commerciale du vendeur pour une meilleure « traçabilité » de la vente du mouton. Ce qui pourrait faciliter de connaître l’origine de la bête en cas de pourrissement de sa viande, mettant l’accent sur l’impératif de consulter un vétérinaire s’il y a soupçon lié au kyste hydatique.

Il a en outre évoqué la question de l’exploitation illégale des plages par des « baltaguias » qui font, comme chaque année, ‘’la pluie et le beau temps’’ sur les plages publiques dont l’entrée est censée être gratuite. Ces « squatteurs », dénonce-t-il, sèment la terreur, au vu et au su de tous, empoisonnant ainsi les vacances des familles dont les bourses ne leur permettent pas d’aller passer leurs moments de détente dans des complexes. Le président de l’Organisation de la protection du consommateur s’est interrogé sur le cahier des charges que devaient signer ces exploitants, signifiant qu’il y a « à boire et à manger » dans l’octroi des autorisations d’exploitation de ces plages par les collectivités locales.

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