Agriculture : Les banques appelées à accompagner l’investissement – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Agriculture : Les banques appelées à accompagner l’investissement

Agriculture : Les banques appelées à accompagner l’investissement
Le Premier ministre, Aïmene Benaderrahmane devant les députés.

Toutes les banques sont concernées par le financement de l’investissement agricole. C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, lequel a mis en garde contre tout refus de financement des dossiers des investisseurs agricoles remplissant les conditions exigées.

Intervenant à l’ouverture des travaux du forum sur « La sécurité alimentaire à travers le développement de la production du blé dur en Algérie », organisé par le Conseil du renouveau économique algérien (CREA), sous le haut patronage du président de la République, le Premier ministre a souligné l’importance d’accompagner, par les banques, les projets d’investissement dans le secteur agricole.

«Toutes les banques sont concernées par le financement de l’investissement agricole », a affirmé le Premier ministre, relevant qu’ « aucun dossier ne sera rejeté, et chaque dossier complet et remplissant les conditions de financement non suivi de mesures d’application exposerait la banque concernée à des poursuites judiciaires ».

Il est en outre revenu sur la nécessité de consacrer de la culture de l’assurance chez les agriculteurs. L’assurance était, a-t-il indiqué, un des principaux facteurs à même d’assoir une agriculture moderne et assurer la durabilité des filières stratégiques sur lesquelles mise l’Algérie, appelant les agriculteurs à s’organiser en coopératives pour l’acquisition et l’exploitation du matériel agricole.

Benabderrahmane a affirmé, par ailleurs, que les pouvoirs publics aspiraient à atteindre de meilleurs chiffres en termes de production céréalière en 2023, relevant la nécessité « de mettre en place une stratégie sous-tendue d’un calendrier dans la perspective de réaliser l’autosuffisance en 2024-2025 ». Il a dans ce sens souligné l’engagement de l’Etat à déployer tous les moyens pour atteindre cet objectif. « Cette stratégie positive portera ses fruits », selon le Premier ministre, qui dit que « les superficies destinées à la céréaliculture en Algérie sont certes considérables, mais ne suffisent pas pour répondre aux besoins du pays ».

S’agissant des filières maraîchères, saluant les résultats positifs obtenus, il a fait état d’une décision pour doubler les capacités de stockage sur l’ensemble du territoire national d’ici la fin de l’année en cours, d’autant que les emplacements des nouveaux entrepôts sont définis. Evoquant les engrais et les semences, le Premier ministre a mis en relief l’importance de prendre en compte le critère de la qualité dans ces intrants, compte tenu de leur rôle dans le processus de développement du rendement des céréales en Algérie.

Il a ainsi annoncé l’ouverture, avant juin prochain, de la Banque nationale des gènes, ce qui constitue « un pas géant que l’Algérie aura franchi depuis son indépendance, car cette banque sera parmi les facteurs de concrétisation de l’indépendance alimentaire et de la sécurité stratégique de l’Etat », soulignant également l’importance de la numérisation du secteur agricole, en sus de la mise en place d’une approche participative, associant l’ensemble des acteurs pour réaliser l’autosuffisance en céréales. Un intérêt particulier sera aussi accordé aux recommandations de cette rencontre, selon les précisions du Premier ministre.

Un plan d’action pour augmenter la production céréalière

S’agissant du plan d’action du gouvernement pour augmenter la production céréalière notamment du blé dur, le Premier ministre a précisé que le plan reposait sur la définition et l’explication des choix des cultures dans l’ensemble des terrains agricoles.

Il s’agit également de réaffecter les terres agricoles à faible rendement aux cultures stratégiques à l’instar de l’arboriculture fruitière, en sus de l’encadrement du programme de développement dans les Hauts-Plateaux et le Sud et l’accélération de l’octroi du foncier agricole dans le cadre du programme de mise en valeur des terres agricoles par la concession (l’Office de Développement de l’Agriculture industrielle en terres Sahariennes « ODAS » et l’Office national des terres agricoles « ONTA »).          

Le plan d’action consiste également à mettre en place des systèmes d’irrigation intelligents, en cherchant des alternatives pour rationnaliser la consommation d’eau, en sus de l’affectation d’un nouveau périmètre d’irrigation de 800 000 HA à l’horizon 2025 et réduire les terres en friche, élargissant, par extension, les superficies cultivées.

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