1 700 tonnes d’agrumes récoltés
La campagne agricole bat son plein. Actuellement, ce sont les agrumes qui vole la vedette. Plus de 1 700 tonnes d’agrumes ont été cueillis jusqu’à présent dans les différents vergers implantés à travers le territoire des wilayas d’Annaba et d’El-Tarf. C’est ce qu’a révélé la direction des services agricoles (DSA) qui s’attend, à ce propos, à une augmentation appréciable de la production d’agrumes par rapport à l’année précédente.
Les variétés clémentine et mandarine, très prisées et appréciées, ont fait leur apparition depuis un mois déjà dans les marchés de fruits et légumes, au grand bonheur des citoyens.La couleur orange domine largement sur les étals et tables des commerçants du grand marché de fruits et légumes El- Hattab et dans d’autres marchés de la ville, sans compter ceux des vendeurs occasionnels installés le long des routes menant vers les centres urbains tels Hdjar-Eddis , Sidi Amar et Cheurfa. Gagnés par le vieillissement et le manque d’entretien, les vergers agrumicoles ont commencé à susciter un certain intérêt depuis peu. La filière agrumicole devait ainsi enregistrer la réalisation de nouveaux vergers sur une superficie de 1 200 hectares, qui viendront s’ajouter aux 600 hectares existants en production, avec les contraintes du vieillissement et du manque d’entretien. L’objectif pour la DSA d’Annaba était d’atteindre une superficie totale agrumicole, à l’échelle de la wilaya, de l’ordre de 1 000 hectares de vergers.
La campagne agrumicole s’annonçant sous de meilleurs auspices, les prix des oranges, avec toutes ses variétés, sont jugés très abordables. Les prix varient en effet entre 100 et 150 dinars, selon le calibre, soit 50% de moins par rapport à l’année précédente. Plusieurs opérateurs économiques des wilayas d’Annaba et d’El-Tarf ont déjà entamé des procédures pour l’exportation de nos agrumes vers l’Europe et l’Afrique. Sept exportateurs (4 à El-Tarf et 3 à Annaba) spécialisés dans l’agroalimentaire ont reçu des propositions satisfaisantes pour exporter leurs produits vers la France, l’Espagne et l’Italie. Par ailleurs, la filière des légumes secs est à la traîne depuis de longues années à Annaba, et ce malgré l’existence de potentialités susceptibles de contribuer à son développement et de faire d’elle une branche stratégique dans le secteur de l’agriculture.
Saison hivernale oblige, les cultures du pois chiche, des petits pois et des haricots blancs, qui étaient cultivés dans les années qui ont suivi l’indépendance du pays, ont totalement disparu des champs. Les pouvoirs qui se sont succédé aux destinées du pays depuis les quatre dernières décennies ont préféré recourir à l’importation au lieu de développer la filière en question et d’épargner des devises fortes qui pourraient être utilisées dans d’autres secteurs. C’est aujourd’hui suite à la crise de l’énergie et la baisse des revenus pétroliers que les pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité de reprendre et de dynamiser la culture des légumes secs qui ont une importance stratégique dans l’alimentation.
La direction des services agricoles (DSA) de la wilaya d’Annaba, qui s’est inscrite dans cette perspective, vient de lancer une campagne de sensibilisation auprès des fellahs à l’effet de les encourager à consacrer dans leur plan de production annuelle une part à la culture des légumes secs. Il est prévu, à ce propos, la réalisation de 80 hectares de légumes, a précisé un technicien des services agricoles, lequel a indiqué que les terres agricoles des communes d’Aïn Berda et de Cheurfa s’y prêtent bien, à l’instar de celles de la plaine d’El-Hadjar. Il convient de relever que la culture des légumes secs a été abandonnée à cause de la perte au stade de la moisson due à l’absence d’un matériel spécifique de récolte ainsi qu’au manque d’expérience dans le domaine.