Agression sauvage d’une étudiante à Béjaïa : L’auteur sous mandat de dépôt
Une dispute antérieure a failli virer au drame sur les hauteurs de Béjaïa, où une universitaire a été grièvement blessée à l’arme blanche par un récidiviste de 56 ans. Évacuée vers le CHU par la Protection civile, la victime a rapidement été vengée par l’action de la justice. L’agresseur a écopé d’une peine ferme de 5 ans de prison dès sa présentation au tribunal. Arrêté en flagrant délit d’ivresse juste après avoir frappé une étudiante au visage avec une arme blanche, l’inculpé doit également verser une amende d’un million de dinars.
« Les faits se sont déroulés au courant de cette semaine au village Tizi (Ighil Ouazzoug), sur les hauteurs de Béjaïa», indique la cellule de communication de la sûreté de wilaya. Et d’ajouter : « l’alerte a été donnée par un citoyen via le numéro vert de la sûreté nationale (1548), signalant une jeune fille ensanglantée, victime d’une agression d’une violence inouïe ». A l’arrivée des forces de l’ordre sur les lieux, le constat est alarmant. La victime, une étudiante universitaire, présente de graves blessures au visage et saigne abondamment.
Devant l’urgence de la situation, les éléments de la protection civile ont immédiatement évacué la jeune femme vers le CHU Khéllil Amrane pour y recevoir des soins intensifs.
Une chasse à l’homme s’est aussitôt engagée. Grâce à l’intensification des recherches et des investigations sur le terrain, les policiers ont réussi à localiser et à interpeller le suspect en un temps record. Au moment de son arrestation, l’individu qui est déjà connu des services de police pour de multiples antécédents judiciaires dégageait une forte odeur d’alcool. Il s’est avéré qu’il était dans un état d’ivresse.
« Selon les premiers éléments de l’enquête, un différend antérieur opposant le quinquagénaire à la victime serait à l’origine de cet acte barbare », indique la cellule de communication de la sûreté de wilaya.
Après avoir frappé l’étudiante au visage avec une arme blanche, l’agresseur avait pris la fuite vers une destination inconnue avant d’être rattrapé par la justice.
Présenté devant les autorités judiciaires compétentes à l’issue de sa garde à vue, le prévenu a fait l’objet d’une poursuite pénale pour coups et blessures volontaires à l’arme blanche avec préméditation.
Traduit en comparution immédiate, l’accusé a été condamné à une peine de cinq (05) ans de prison ferme, assortie d’un mandat de dépôt à l’audience, ainsi qu’à une amende de 100 millions de centimes (1 000 000 DA). Une sentence ferme qui vient saluer l’efficacité de la coordination entre la société civile et les forces de l’ordre.