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Nationale

Agression américano-sioniste contre l’Iran: L’enlisement

Agression américano-sioniste contre l’Iran: L’enlisement
L'Iran cible une base américaine au Bahreïn

Au quatrième jour de la guerre ouverte déclenchée contre l’Iran, la situation demeure tendue et les inquiétudes s’amplifient davantage sur la durée de ce conflit et les ravages qu’il pourrait causer. Les incidences de l’agression américano-sioniste sur l’économie mondiale, la navigation maritime, le commerce des matières premières et les perturbations attendues sur les marchés du pétrole et du gaz commencent à apparaître. Le spectre d’une crise majeure n’est plus une fiction.

Les milieux diplomatiques s’interrogent maintenant sur des hypothèses d’un cessez-le-feu ou d’un arrêt des hostilités qui paraît impossible. Presque tout le monde est paralysé par cette agression, notamment au sein des Nations unies, affaiblies durablement avec le génocide de Gaza et les tentatives de médiations qui se raréfient.

Le rôle espéré du Sultanat d’Oman ou même du Qatar dans des futurs pourparlers est désormais écarté. Mascate, qui avait supervisé les négociations d’avant la guerre, est étonnée par la tournure des événements mais surtout par les ruses des Américains, qui cherchaient beaucoup plus à gagner du temps en mobilisant le maximum de leur arsenal dans la région.

Les appréhensions sur la durée de ce conflit s’avèrent justes. Pour les Iraniens, la résistance n’a pas de limite, ni dans le temps ni dans l’espace. Leurs capacités militaires restent intactes, en témoigne les gigantesques dégâts occasionnés aux infrastructures civiles et militaires de l’entité sioniste.

Ce dernier maintient encore l’embargo médiatique alors que les bureaux du Premier ministre Netanyahou et du chef de l’armée de l’air israélien ont été touchés par des missiles. Pratiquement toutes les villes et les colonies d’Israël ainsi que les territoires palestiniens occupés n’ont pas dormi la soirée en raison des frappes iraniennes avec missiles et drones. Les sirènes n’ont pas cessé durant toute la nuit d’avant-hier.

Les Gardiens de la Révolution ont averti que les Etats-Unis ne seraient « plus en sécurité nulle part dans le monde ». Dans un communiqué, Téhéran affirme que « les jours de gloire » de Washington sont révolus. Une déclaration qui menace directement les bases militaires de l’armée US, disséminées dans tous les pays du Golfe, et qui sont quotidiennement ciblées par les Iraniens.

Les inquiétudes quant à un scénario d’une guerre longue sont revenues en force chez la coalition américano-sioniste. D’abord, le criminel Netanyahou, qui estime, dans une interview à une chaîne américaine, que la guerre ne durera pas des années mais quelques semaines. De son côté, le président Donald Trump a déclaré hier que l’opération militaire en cours en Iran devrait durer de quatre à cinq semaines, et pourrait se prolonger si nécessaire. « Nous avons prévu quatre à cinq semaines, mais nous avons la capacité d’aller bien au-delà. Et nous le ferons », a affirmé Donald Trump lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche.

Il a présenté la durée de l’offensive comme liée au démantèlement de l’infrastructure de missiles conventionnels de l’Iran, qu’il a qualifiée de menace urgente et croissante, ajoutant que le programme iranien de missiles balistiques conventionnels connaissait une expansion « rapide et spectaculaire ». « Cela représentait une menace claire et colossale pour l’Amérique et pour nos forces stationnées à l’étranger », a-t-il insisté.

Les objectifs de l’agression contre l’Iran, fixés par Washington et Tel Aviv, étaient, au départ, au nombre de quatre : détruire toute possibilité d’accès à l’arme nucléaire, détruire l’industrie de l’armement balistique, procéder à la neutralisation de la marine et couper les soutiens aux mouvements alliés au Yémen, au Liban ou en Irak. Or, Donald Trump est allé plus loin en annonçant rapidement qu’il voulait changer le régime iranien, appelant au soulèvement de la population. Des dires pour justifier l’assassinat de l’Ayatollah Khamenei, de sa famille, de ses proches collaborateurs et des dizaines d’autres dirigeants politiques et militaires.

Pour les observateurs, une guerre qui se voulait éclair, rapide et précise, selon les prévisions américaines, est devenue une option perdue. Des craintes sur un enlisement de l’opération sont déjà palpables. D’autant que Donald Trump a évoqué, pour la première fois, l’hypothèse d’une intervention terrestre en Iran, qui impliquerait un grand nombre de troupes et d’unités, de chars et de blindés, de l’artillerie ainsi que d’importants moyens logistiques. Ce qui risque de changer totalement la configuration de la guerre actuelle et pourrait comporter des risques majeurs pour la politique de Trump.



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