Agression américano-sioniste : Le risque d’expansion
Au cinquième jour de la guerre menée contre l’Iran, c’est un inquiétant statu quo qui s’installe. L’entité sioniste, alliée avec les Américains, ont poursuivi leurs frappes sur l’Iran, ciblant des infrastructures militaires et civiles dans plusieurs villes. Le Liban est également secoué par des bombardements massifs de l’aviation israélienne dans le sud du pays et dans des quartiers de la capitale Beyrouth, faisant une quarantaine de morts parmi des civils.
Jusqu’à présent, le bilan des pertes civiles en Iran s’élève à près de 1 000 victimes et des milliers de blessés, dont plus de 160 écolières visées délibérément par un raid sioniste.
Alors que le détroit d’Ormuz est presque totalement fermé à la navigation maritime (un nouveau cargo battant pavillon maltais a été touché hier matin), un navire de guerre iranien a été coulé dans les eaux internationales, dans l’océan Indien, au large de Sri Lanka. Il a été touché par une torpille d’un sous-marin US. On dénombre plus d’une centaine de disparus, et des corps ont été repêchés après le naufrage de la frégate.
Nullement affaibli par les frappes quotidiennes, Téhéran a continué en représailles de lancer des missiles et des drones contre Israël et contre des bases américaines installées dans les pays du Golfe. Des morts et des dégâts sont annoncés par les médias sionistes, alors que Tel Aviv interdit toute image, vidéo ou témoignage sur ces pertes dans les sites touchés par les frappes iraniennes.
Hier, un missile balistique iranien, qui se dirigeait certainement vers une cible en Chypre, a été détruit dans l’espace aérien turc. Selon des sources, ce missile aurait été dévié de sa course, après avoir pénétré les espaces aériens irakien et syrien.
Le sabotage israélien
Ces dernières heures, un machiavélique plan sioniste a été déjoué. Son objectif : pousser les pays du Golfe à s’aligner avec l’entité sioniste et les Etats-Unis dans une large coalition contre l’Iran. Des opérations de sabotage des raffineries et des installations pétrolières de ces pays ont été menées par des agents du Mossad et leurs complices. Selon des sources crédibles, l’Arabie saoudite et le Qatar ont « arrêté des agents du Mossad israélien qui préparaient des attentats dans ces pays ». Le but de Tel Aviv est de créer une vive tension et une hostilité grandissante entre les monarchies du Golfe et l’Iran, première phase avant l’embrasement militaire dans toute la région et une spirale de violences aux conséquences incalculables.
Téhéran a rapidement démenti avoir ciblé des installations pétrolières ou civiles des pays du Golfe, reconnaissant toutefois avoir frappé les bases militaires américaines.
A ce propos, des sources médiatiques ont fait état d’un désaccord entre des pays du Golfe et le président américain Donald Trump. Ce désaccord est palpable, d’autant que l’opinion locale en Arabie saoudite, aux Emirats ou au Qatar accuse Trump de protéger uniquement Israël, en dépit des accords de défense signés avec les Etats-Unis. Selon ces sources, des responsables de ces pays ont estimé que la guerre lancée par Trump risque d’impliquer à la longue les monarchies, devenues un terrain de conflits et d’hostilités.
Diplomatiquement, c’est la paralysie totale. Interrogé sur la position de Moscou et de Pékin qui ont appelé à la fin de la guerre, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth a assuré que la Chine et la Russie ne constituaient « pas vraiment un facteur » dans la guerre. Le chef du Pentagone a répondu ne pas avoir de message à leur intention. « Ils ne sont pas vraiment un facteur ici, et notre problème n’est pas avec eux, il est avec les ambitions nucléaires de l’Iran », a-t-il dit.