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Nationale

Agli préconise la refonte du système économique du pays

Agli préconise la refonte du système économique du pays

La situation difficile que traverse l’économie nationale continue de susciter des inquiétudes dans le monde des affaires. Après le secrétaire général de la Centrale syndicale, c’est au tour du président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) de faire son constat. « La machine économique tourne au ralenti », a-t-il affirmé, hier, lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III. Exprimant son appréhension de la situation économique que traverse le pays, Mohamed-Sami Agli appelle à une refonte de tout le système économique à même de garantir la relance de l’économie.

Le président du FCE estime nécessaire de prendre des décisions et d’aller vite pour faire face à la situation actuelle, d’autant que plusieurs secteurs sont particulièrement touchés par la crise, à l’instar de celui du BTPH qui est « sinistré », sachant qu’il est tributaire de la commande publique. M. Agli préconise une refonte de l’économie algérienne, à travers notamment la libération de l’entreprise et de l’acte d’investir de tout obstacle, pointant du doigt la bureaucratie qui « freine la création d’entreprises », et par ricochet la création de richesses. Il recommande également l’abrogation de la règle 51/49 régissant l’investissement qui, selon lui, n’a donné aucun résultat, et son maintien uniquement dans les secteurs jugés stratégiques. Il préconise, dans le même sillage, la révision du système de subvention qui, souligne-t-il, a prouvé son échec et de réorienter ces subventions vers les personnes dont le besoin est prouvé, évitant ainsi des décisions populistes nuisibles à l’économie.

L’intervenant recommande en outre l’implication et la consultation de l’entreprise dans l’élaboration des politiques économiques, car jusqu’à présent elle n’a pas été associée à la prise de décisions. « C’est le politique qui décidait de l’économie », a-t-il précisé, citant l’exemple du recours au financement non conventionnel, le qualifiant de « grosse erreur » et qui est une décision « purement » politique, alors qu’on pouvait bien opter pour d’autres modes de financement.

Par ailleurs, Agli compte tenir son engagement, celui de ne jamais faire de la politique au nom de FCE. En effet, au moment où certains ont jugé utile de prendre position sur la situation politique du pays, comme c’est le cas de l’UGTA qui se dit favorable à la tenue dans les meilleurs délais de l’élection présidentielle, le FCE ne s’est pas prononcé sur la question pour l’instant, préférant faire un focus sur la situation économique du pays.

Le président du FCE a réitéré une nouvelle fois la non-implication de son organisation dans la vie politique. Longtemps perçu comme étant un des relais du pouvoir compte tenu de son engagement dans la vie politique, en soutenant principalement et publiquement la candidature du président de la République déchu, le FCE ne portera désormais aucune couleur politique, affirme M. Agli. « Il n’y aura aucun engagement ni couleur politique », a-t-il déclaré, signalant que « ceux qui veulent faire de la politique sont libres, à condition de ne pas utiliser les moyens et le nom du FCE ».

Notons que le Forum a organisé, hier, une rencontre-débat : « les débats du FCE ». La conjoncture économique actuelle était au centre des discussions avec la participation d’experts et des présidents des entreprises économiques nationales.

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