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Nationale

Agli : «Le plan du gouvernement est celui de la dernière chance»

Agli : «Le plan du gouvernement est celui de la dernière chance»

Le gouvernement compte faire de la relance économique son cheval de bataille. Dans son plan d’action, approuvé jeudi dernier par l’Assemblée populaire nationale, il est prévu une série de mesures visant la concrétisation d’une relance et d’un renouveau économiques. Pour le président de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), ce plan est celui de la dernière chance.

Ce plan structuré sur cinq axes, qui ont une relation directe avec l’économie, était très attendu par les chefs d’entreprises. «Tout le monde est dans une réelle attente de ce renouveau économique qui n’est pas un choix mais une obligation pour pouvoir avancer», a déclaré ce lundi, lors de son passage sur les ondes de la radio Chaîne 3, Mohamed Sami Agli, affirmant que la situation dans laquelle se trouve actuellement l’économie nécessite des mesures urgentes.

Avec plus d’un million d’emplois perdus et un nombre important d’entreprises, principalement des PME/TPE qui représentent plus de 90% du tissu économique, en situation de précarité, l’économie nationale nécessite  une relance urgente, a-t-il estimé, soulignant la nécessité de faire, en premier lieu, un diagnostic de l’économie. «Pour atteindre l’objectif de la relance, nous devons faire un diagnostic qui reflète réellement la situation de précarité dans laquelle se trouvent l’entreprise et l’économie», a-t-il indiqué, soulignant l’impact social de la crise économique que traverse le pays, et qui se traduit principalement par la détérioration du pouvoir d’achat des Algériens, lequel doit être réévalué pour relancer la consommation et, par ricochet, la machine économique. «On ne peut relancer l’économie sans un pouvoir d’achat stable et fort», a précisé l’intervenant. Les entreprises en difficulté attendent aussi des mesures de sauvetage de la part des autorités. «Il faut des mesures urgentes et courageuses pour les entreprises qui n’ont pas les moyens de maintenir leurs activités et leurs emplois», a estimé Sami Agli, qui plaide pour que les années 2019, 2020 et 2021 soit déclarées comme étant des années de crise majeure qui nécessite donc des mesures spécifiques et adaptées.

L’invité de la rédaction a, par ailleurs, évoqué le secteur de l’informel qui est en bonne santé financière et où circulent plus de 60 milliards de dollars. «Notre crainte est de voir ce secteur se renforcer et se pérenniser si des mesures ne sont pas prises», a averti le président du CAPC, affirmant que l’informel est aussi répulsif à l’investissement national et étranger, tout comme la bureaucratie, d’où l’importance de combattre ce fléau.

Cela se fera, a-t-il expliqué, en «débloquant l’investissement par une politique attractive, une stabilité des textes réglementaires, une gestion rapide des dossiers, un accès facile au foncier et un régime fiscal souple».

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